Généalogie, Héraldique

Dessiner un blason - écu ancien

Origine de la forme héraldique

Blason

Blason dans la collégiale de Dole (39-Jura)

Dans le bas Moyen-Age, l’écu servait à la défense des hommes à pied : en forme d’amande, sa forme était beaucoup plus haute que large et l’extrémité de celui-ci était en forme de pointe pour pouvoir le ficher en terre et ainsi obtenir une bonne barrière protectrice.

Dans les années 1250, la hauteur de l’écu diminue, pour ne devenir qu’un peu plus haut que large : les armures évoluent et les chevaliers à cheval se trouvent pourvus de chausses de mailles, de grèves ou de genouillères en acier. La jambe étant ainsi protégée, il n’est plus nécessaire que l’écu protecteur descende aussi bas, rendant par la même occasion son maniement beaucoup plus aisé.

C’est également à cette époque que le blasonnement et les écus armoriés se généralisent : la proportion de l’écu se prêtant aussi bien pour le dessin des armoiries que pour une protection efficace, elle sera donc gardée pour le dessin héraldique (7 parties de largeur pour 8 parties en hauteur).

Au milieu du XIVe siècle, la diversité du blasonnement influe sur la forme de l’écu. Alors que l’écu du XII et XIIIe siècle voyait sa courbure débuter en haut de celui-ci, l’écu du XIVe siècle voit son chef (la partie haute du blason) se doter d’une partie droite, égale au quart de la hauteur totale de celui-ci.

Le dessin de l’écu du XIVème siècle en pratique

Dessiner un blason

Proportions de l'écu

Commencez par dessiner un rectangle vertical de 7 unités par 8 unités (par exemple, 7 cm par 8 cm : l’unité vaudra 1 cm).

Tracez deux repères horizontaux à 2 unités du haut du rectange (dans notre exemple, 2 cm), symbolisés ici par les points A et B. C’est la partie droite de votre blason

En pointant votre compas dans les points A et B, tracez deux arcs de cercle de rayon égal à la largeur de l’écu jusqu’en bas de votre rectangle.

Votre écu est terminé !

Il est intéressant de noter que les écus de forme « moderne » du XVIIème et XVIIIème siècles que l’on peut trouver dans les ouvrages récents et dans l’Encyclopédie reprennent également cette proportion de 7 parties horizontales par 8 parties verticales.

Bibliographie

  • VIOLLET-LE-DUC. Encyclopédie Médiévale. Bibliothèque de l’Image, 1996.
  • PASTOUREAU, Michel. Traité d’héraldique, 4ème édition. Grands Manuels Picard, 2003.
  • DIDEROT, Denis. Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une Société de gens de lettre, mis en ordre par Diderot ; et quant à la partie mathématique par d’Alembert, avec les planches, les supplements et la table analytique et raisonné des matières. Paris : [s.n.], 1751-1780. 35 vol. ; in-2°