Dessiner un blason – écu moderne

D’où vient la forme moderne de l’écu héraldique ?

Différentes formes d'écus

Ecus de différentes formes

La forme du blason que l’on connaît aujourd’hui (plus précisément la forme de l’écu) n’a pas toujours été la même. Avant d’être un signe distinctif et un blasonnement, l’écu du Moyen-Age servait pour la défense des combattants. Se raccourcissant au fil du temps, les premiers écus « héraldiques » ressemblaient  à une plaque de forme triangulaire (voir ci-contre). C’est la forme de l’écu ancien.

L’héraldique étant de plus en plus utilisée au fil des siècles, les blasons sont devenus de plus en plus complexes, intégrant de nouvelles figures et partitions. De manière simplifiée, tout le monde pouvait avoir son blason, à l’unique condition de ne pas avoir celui d’un autre.

La pointe de l’écu étant assez effilée, mettre de nouvelles figures (appelées meubles) dans la partie inférieure de celle-ci rendaient le blason inesthétique : la surface devait être agrandie pour être agréable à regarder.

C’est au cours du XVIIème siècle que l’écu  pris sa forme actuelle telle que nous la connaissons, gardant toujours la même proportion que l’écu ancien (7 parties horizontales sur 8 parties verticales).

Le dessin de l’écu du XVIIème siècle en pratique

Ecu d'un blason moderne

Proportion de l'écu moderne

Commencez par dessiner un rectangle vertical de 7 unités par 8 unités (par exemple, 7 cm par 8 cm : l’unité vaudra 1 cm).

Dans les angles inférieurs, tracez deux quarts de cercle, de rayon égal à une unité (dans notre exemple, 1 cm).

Dans le bas de votre écu, terminez la partie centrale par deux quarts de cercle de la même valeur de  rayon (1 unité, soit 1 cm dans notre exemple).

Votre écu est terminé !

L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert propose plusieurs planches montrant différentes possibilités pour dessiner un blason, en utilisant cette forme dite « moderne ». Elles peuvent être trouvées dans la section « Blasons » des volumes des planches, ainsi que dans les suppléments.

Bibliographie

  • VIOLLET-LE-DUC. Encyclopédie Médiévale. Bibliothèque de l’Image, 1996.
  • PASTOUREAU, Michel. Traité d’héraldique, 4ème édition. Grands Manuels Picard, 2003.
  • DIDEROT, Denis. Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une Société de gens de lettre, mis en ordre par Diderot ; et quant à la partie mathématique par d’Alembert, avec les planches, les supplements et la table analytique et raisonné des matières. Paris : [s.n.], 1751-1780. 35 vol. ; in-2°

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