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	<title>Coutumes et Traditions</title>
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	<description>Vos ancêtres au cours des années 1600 et 1700</description>
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		<item>
		<title>L&#8217;année 1630 en France</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 17:41:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[1630-1634]]></category>
		<category><![CDATA[Années par années]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>L'année 1630 </strong>: C'est l'année charnière pour le cardinal de Richelieu. Louis XIII, contre l'avis de sa mère Catherine de Médicis, décide de renouveler sa confiance envers le cardinal lors de la journée des "Dupes" (11/11).</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table style="width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: left;">&nbsp;</td>
<td style="text-align: right;"><a href="/vivre-autrefois/lannee-1750-en-france/">» 1750</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><img alt="Le Cardinal de Richelieu" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1630/richelieu.jpg" title="Le Cardinal de Richelieu" width="250" height="331" /><p class="wp-caption-text">Le Cardinal de Richelieu</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;année 1630 </strong>: C&#8217;est l&#8217;année charnière pour le cardinal de Richelieu. Louis XIII, contre l&#8217;avis de sa mère Catherine de Médicis, décide de renouveler sa confiance envers le cardinal lors de la journée des &laquo;&nbsp;Dupes&nbsp;&raquo; (11/11).</p>
<p style="text-align: justify;">La mortalité française est à son plus haut niveau. C&#8217;est également l&#8217;année de naissance de Charles II, futur roi d&#8217;Angleterre (29/05) et celle de la mort de Johannes Kepler, astronome allemand (15/11).</p>
<h2>Pâques et fêtes mobiles</h2>
<p><strong>Pâques :</strong> 31 mars 1630</p>
<h2>Bulletin météorologique</h2>
<p style="text-align: justify;">Année diluvienne : tel est, résumé en 2 mot, le climat catastrophique de 1630. Un hiver humide et doux, suivi d’un printemps tardif promettent une médiocre moisson. Les pluies torrentielles qui se sont abattues tout au long de la première moitié de l’année rendent celle-ci particulièrement faible : une crise de subsistance s’ensuit, se transformant par la suite en grande famine, portant le pic de mortalité de cette année à un niveau rarement égalé.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ne rien arranger, la peste se déclare à Paris, Nice et Angers ou elle fait de terribles ravages.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Calendrier des évènements pour 1630</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Février</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 27, révolte des lanturlus. A Dijon, les vignerons se révoltent contre un édit de Richelieu, précurseur selon eux, d&#8217;une instauration de taxes et d&#8217;impôts indirects visant le vin. Ils entonnent des chansons qui étaient rythmées par un mot, &laquo;&nbsp;lanturlu&nbsp;&raquo;, donnant le nom à cette révolte populaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mai</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 17, Zucchi découvre les bandes à la surface de Jupiter.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Septembre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 20, début des vendanges à Dijon et aux alentours (date moyenne établie sur 12 villages).<br />
- Courant du mois, révolte des Cascaveous (grelot en provençal). Les habitant d&#8217;Aix-en-Provence se soulèvent suite à un édit de Richelieu ordonnant un réforme touchant la collecte et répartition des impôts. Les réactionnaires, pensant que celle-ci déboucherait sur une forte inflation dans la région, se distinguaient par la présence d&#8217;un grelot sur leur tête.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Novembre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 11, Journée des &laquo;&nbsp;Dupes&nbsp;&raquo; : Marie de Médicis, mère du Roi Louis XIII, voit d&#8217;un très mauvais oeil le pouvoir du Cardinal de Richelieu, son rival. Elle ordonne à son fils, malade, de le congédier en lui demandant de choisir entre lui et elle. Forte de son influence sur son fils, elle croit la partie gagnée. Mais contre toute attente, Louis XIII décide de renouveler sa confiance en son ministre. Catherine de Médicis est obligée de quitter Paris définitivement.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img title="Visibilité de l'éclipse de soleil en 1630" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1630/eclipse_1630.jpg" alt="Visibilité de l'éclipse de soleil en 1630" width="300" height="300" /><p class="wp-caption-text">Visibilité de l'éclipse de soleil en 1630.<br />Conception Xavier Jubier (http://xjubier.free.fr)</p></div>
<h2 style="text-align: justify;">Eclipses solaires et lunaires</h2>
<p style="text-align: justify;">- Eclipse totale de soleil le 10 juin 1630 : visible le soir, le long d&#8217;une ligne Rennes-Monaco. Cette éclipse fut très courte &#8211; quelques secondes &#8211; et seuls les habitants de l&#8217;ouest de la France ont eu la chance de voir le spectacle. Pour les autres, le maximum de l&#8217;éclipse se produisit sous l&#8217;horizon.</p>
<p style="text-align: justify;">- 2 éclipses partielles de lune, le 26 mai et 19 novembre 1630.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vocabulaire</h2>
<p style="text-align: justify;">Nouveaux termes apparus en 1630</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Intelligemment</li>
<li>Protêt</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>La sage-femme ou matrone</title>
		<link>http://www.coutumes-et-traditions.fr/vieux-metiers/la-sage-femme-ou-matrone/</link>
		<comments>http://www.coutumes-et-traditions.fr/vieux-metiers/la-sage-femme-ou-matrone/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Feb 2011 15:35:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autour de l'humain]]></category>
		<category><![CDATA[Vieux métiers]]></category>

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		<description><![CDATA["Tu enfanteras dans la douleur..." (Genèse 3.16). "La sage-femme aidera à te les rendre moins pénible" pourrait-on rajouter à ce passage biblique.
La sage-femme d’autrefois, appelée aussi matrone, éventuellement "mère tire-monde", possède les même attributions que le métier d’aujourd’hui : aider les femmes a mettre au monde leur enfant.
 ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img title="Là où tout se joue" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/sage-femme/grossesse.jpg" alt="Là où tout se joue" width="300" height="200" /><p class="wp-caption-text">Là où tout se joue</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tu enfanteras dans la douleur&#8230;&nbsp;&raquo;</strong></em> (Genèse 3.16). <em>&laquo;&nbsp;La sage-femme aidera à te les rendre moins pénible&nbsp;&raquo;</em> pourrait-on rajouter à ce passage biblique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La sage-femme d’autrefois</strong>, appelée aussi <strong>matrone</strong>, éventuellement &laquo;&nbsp;mère tire-monde&nbsp;&raquo;, possède les même attributions que le métier d’aujourd’hui : aider les femmes a mettre au monde leur enfant.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, une différence existe entre ce savoir-faire des deux époques, caractérisée par le <strong>niveau de connaissances</strong> acquis pour exercer leur art mais surtout par les méthodes utilisées pour arriver à libérer la femme enceinte : <strong>les instruments et médicaments sont rares au 18ème siècle !</strong></p>
<h2>Qui est-elle ?</h2>
<p style="text-align: justify;">De nombreux ouvrages sur l’obstétrique et les accouchements définissent avec une <strong>précision quasi-militaire</strong> le caractère physique, moral et mental d’une matrone « idéale ».</p>
<p style="text-align: justify;">A titre, d’exemple, voici ce que conseille Henry De Deventer, docteur en Médecine, dans ses &laquo;&nbsp;observations importantes sur le manuel des accouchemens&nbsp;&raquo;, daté de 1733 : &laquo;&nbsp;… Les dispositions corporelles nécessaires pour la pratique des accouchemens, sont, que le <strong>corps soit sain dans son tout et dans ses parties</strong> et qu’il n’y ait aucun des défauts qui peuvent empêcher l’opération : c’est pourquoi nous donnons <strong>l’exclusion</strong></p>
<ul>
<li>aux femmes d’un âge avancé (<em>qui peuvent manquer d’intelligence, de jugement, de mémoire et de force</em>)</li>
<li>a celles qui sont trop jeunes, aux filles et aux jeunes mariées</li>
<li>aux personnes faibles, maladives et languissantes</li>
<li>aux femmes trop épaisses et qui ont trop d’embonpoint (<em>la mobilité leur est plus difficile</em>)</li>
<li>a celles qui n’ont pas un usage libre de leurs mains et de leurs bras</li>
<li>aux femmes ayant un esprit lourd et obtus</li>
<li>aux femmes paresseuses et maladroites</li>
<li>a celles qui ne sont pas graves, sans sentiments vifs et sans agilité</li>
<li>a celles qui ne sont pas bienfaisante, obligeantes et compatissantes (<em>par appât du gain, certaines sages-femmes n’hésitent pas à laisser une femme pauvre en plein travail pour aller au chevet d’une autre plus riche</em>)</li>
<li>aux femmes qui n’ont pas de conscience ou qui ne craignent pas Dieu</li>
<li>aux femmes qui ignorent la douceur, la politesse et la patience</li>
<li>aux femmes enceintes</li>
<li>a celles qui ne sont pas sobres ni frugales&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><img title="Placement des mains pour l'accouchement" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/sage-femme/accouchement.jpg" alt="L'accouchement normal" width="200" height="215" /><p class="wp-caption-text">La position convenable de l'enfant<br />Planche de l'ouvrage de Mme du Coudray</p></div>
<p style="text-align: justify;">Bien que logiques et réfléchies, ces descriptions s’éloignent fortement de la réalité des campagnes du 17ème siècle.<br />
La sage femme est avant tout une <strong>femme d’expérience</strong>, donc mère d’une famille nombreuse. Les <strong>jeunes filles</strong> sont extrêmement rares dans ce métier. Lorsqu’elles existent, elles sont généralement <strong>très mal considérées</strong>, de part leur âge et leur inexpérience.<br />
Sa réputation se fait avant tout par bouche à oreilles, souvent suite à des délivrances difficiles qui se terminaient bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Les matrones des campagnes agissent donc par instinct et par expérience. Les femmes en plein travail avaient pleinement confiance en elles (avaient-elles le choix, dans un monde rural réticent et méfiant de la médecine ?)</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est qu’au milieu du 18ème siècle qu’une célèbre sage-femme, <strong>Mme du Coudray</strong>, sillonne les villages de France pour <strong>former les matrones</strong> des campagnes, beaucoup moins bien savantes que leurs consoeurs des villes. Elle leur inculque les notions nécessaires <strong>d’anatomie</strong> pour comprendre les processus de la <strong>grossesse</strong> ainsi que les gestes qui ne mettrons pas en péril la femme (et l’enfant) lors d’une mise au monde difficile.</p>
<p style="text-align: justify;">Son traité a l’avantage d’être spécialement <strong>adapté au monde rural</strong>, a la différence des autres ouvrages d’accouchements écrits par les médecins et accoucheurs de renom.</p>
<h2>Que fait la sage-femme ?</h2>
<p style="text-align: justify;">La sage-femme accompagne la future mère tout au long de la phase finale de la grossesse : l’accouchement.<br />
Lorsque les <strong>premières contractions</strong> se font sentir, la femme ordonne d’aller chercher la matrone. Une fois sur place, cette dernière lui <strong>dispense de précieux conseils</strong>, rassure et prépare la future mère à l’accouchement. Elle lui indique la <strong>meilleure position</strong> possible pour enfanter, surveille la perte des eaux et les contractions suivantes.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><img title="Planche anatomique montrant le placenta" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/sage-femme/enfant.jpg" alt="Planche anatomique montrant le placenta" width="400" height="263" /><p class="wp-caption-text">Planche anatomique montrant le placenta</p></div>
<p style="text-align: justify;">Lorsque l’enfant parait, elle continue à lui prodiguer des conseils rassurants, l’aidant à la mise au monde si besoin est. C’est ici que les véritables et <strong>plus douées des sages-femmes se démarquent</strong>. Non pas par le fait d’aider la femme le plus efficacement possible, mais plutôt d’accepter ses limites dans les cas d’accouchement difficile et d’envoyer chercher <strong>le chirurgien ou l’accoucheur</strong> le plus proche.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait de tout tenter – parfois au dépit du bon sens – pour arriver à ses fins, vouait l’enfant ainsi que sa mère à une mort certaine. C’est probablement le <strong>plus grand défaut des matrones</strong> d’autrefois. Par ailleurs, tous les manuels à l’usage des accoucheuses de campagne y font allusion. Dans la description de la sage-femme « idéale » il est mentionné qu’elle doit savoir garder l’esprit clair et <strong>reconnaître ses limites</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Jugez plutôt : <em>&laquo;&nbsp;Les Sages femmes on si peur que les chirurgiens leur otent leur  pratique ou de paraître ignorantes devant eux qu’elle aimes mieux tout  risquer, que de les envoyer quérir dans la nécessité. Quelques autres  sont si présomptueuses qu’elles croyent être aussi capable qu’eux de tout  entreprendre.&nbsp;&raquo;</em> (Mauriceau, Traité des maladies des femmes grosses). <em>&laquo;&nbsp;Elle ne doit pas être entêtée et s’en remettre à l’avis d’un médecin ou accoucheur si elle se sent démunie&nbsp;&raquo;</em> (De Deventer, Observations importantes sur le manuel des accouchemens).</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois le nouveau-né sorti du ventre de sa mère, elle lui prodigue les premiers soins, lui ligature et lui <strong>coupe le cordon ombilical</strong>, libère la femme de l’arrière-faix, autre nom donné au <strong>placenta</strong>. Elle frictionne l’enfant, l’enveloppe dans un linge, aide la mère à se remettre de son accouchement en la nourrissant et l’accompagnant quelques heures après son effort.</p>
<h2>Ses &laquo;&nbsp;instruments&nbsp;&raquo;</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Les instruments réservés aux médecins" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/sage-femme/instruments.jpg" alt="Les instruments réservés aux médecins" width="200" height="317" /><p class="wp-caption-text">Les instruments réservés aux médecins</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les &laquo;&nbsp;outils&nbsp;&raquo; propre à la matrone se limitent à peu de choses : <strong>une paire de mains</strong>. Les crochets, forceps ou autres instruments anatomiques sont réservés aux chirurgiens et accoucheurs.<br />
C’est pour cela que ses mains se doivent d’être les plus douces possible, tout en étant fortes à la fois. Le vieil adage &laquo;&nbsp;une main de fer dans un gant de velours&nbsp;&raquo; pourrait très bien s’appliquer à ce métier.<br />
<strong>Petites, habiles, fines, musclées</strong> mais surtout sûres, tels sont les qualificatifs qui caractérisent les mains des sages-femmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Jacques Guillemeau dans son ouvrage &laquo;&nbsp;<em>De la grossesse et accouchement des femmes</em>&nbsp;&raquo; (1621) précise même qu’elles ne doivent pas porter de bracelets et d’avoir les <strong>ongles nets et court</strong>s lorsqu’elles pratiquent.<br />
Ce détail peut sembler anodin mais il se fonde sur une pratique courante : certaines sages-femmes <strong>perçaient la poche</strong> des eaux pour précipiter l’accouchement et aller se rendre plus rapidement auprès d’une autre femme. Cette précision était donc nécessaire pour éviter des accidents malheureux.</p>
<h2 style="text-align: justify;">L’ondoiement</h2>
<p style="text-align: justify;">Outre ce contact physique que la matrone avait avec la femme enceinte, il arrivait que celle-ci aie une <strong>relation</strong> beaucoup plus <strong>spirituelle</strong> avec le nouveau-né. Lorsque l’accouchement se passait mal, ou que l’enfant était en danger de mort, la sage-femme avait <strong>le pouvoir de l’ondoyer</strong>, c&#8217;est-à-dire de le baptiser. Le dogme catholique, connu de tous, précise que l’être vivant <strong>ne pouvait accéder au Paradis sans avoir reçu le baptême</strong>. Ce geste était donc d’une importance capitale dans des siècles dominé par la religion.<br />
L’ondoiement pouvait se donner de multiples manières : <strong>contact</strong> avec une partie du nouveau-né avec le coude, ou le genou de <strong>la sage-femme</strong>, aspersion d’eau bénite -avec ou sans seringue… Si l’enfant survivait, ce <strong>baptême</strong> était alors <strong>confirmé par le curé</strong>, qui parle alors d’un enfant ondoyé ou <strong>&laquo;&nbsp;baptisé sous condition par la sage-femme&nbsp;&raquo;</strong> dans ses registres paroissiaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les médecins ou accoucheurs pouvaient également ondoyer le nouveau-né, mais les ouvrages d’obstétrique ne parlent que très rarement de ce geste spirituel.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Bibliographie</h2>
<ul>
<li>BOURSIER DU COUDRAY (Le), Angélique. <em>Abrégé de l&#8217;art des accouchements</em>. Abbeville : Pintia, 1759.</li>
</ul>
<ul>
<li>BOURSIER DU COUDRAY (Le), Angélique. <em>Abrégé de l&#8217;art des accouchements. Nouvelle édition, enrichie de figures en taille-douce enluminées</em>. Saintes : chez Pierre Toussaints, 1769.</li>
</ul>
<ul>
<li>DEVENTER (De), Henry. <em>Observations importantes sur le manuel des accouchemens</em>. Paris : chez Guillaume Cavelier, 1733.</li>
</ul>
<ul>
<li>GUILLEMEAU, Jacques. <em>De la grossesse et accouchement des femmes</em>. Paris : chez Abraham Pacard, 1621.</li>
</ul>
<ul>
<li>LOUX, Françoise. <em>Le corps dans la société traditionnelle française</em>. Paris : Berger-Levrault, 1979.</li>
</ul>
<ul>
<li>MAUQUEST DE LA MOTTE, M. <em>Traité complet des accouchemens naturels, non naturels et contre nature</em>. Paris : chez Laurent d&#8217;Houry, 1722.</li>
</ul>
<ul>
<li>MAURICEAU, François. <em>Traité des maladies des femmes grosses, et de celles qui sont accouchées, enseignant la bonne et véritable méthode pour bien aider les femmes en leurs accouchemens naturels…3ème édition</em>. Paris : chez l&#8217;auteur, 1681.</li>
</ul>
<h2>Pour aller plus loin</h2>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2035843596?ie=UTF8&#038;tag=educanin-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2035843596" target="_blank"><img alt="Petit Larousse de la grossesse" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/livres/livre-grossesse.jpg" title="Petit Larousse de la grossesse" class="alignleft" width="150" height="192" /></a></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2035843596?ie=UTF8&#038;tag=educanin-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2035843596" target="_blank">Petit Larousse de la Grossesse</a></p>
<p>Sous la direction du Dr Anne Théau</p>
<p>Aux éditions Larousse</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le savonnier</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2010 15:58:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autour de l'humain]]></category>
		<category><![CDATA[Vieux métiers]]></category>

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		<description><![CDATA[D’une manière générique, <strong>le savonnier est l’ouvrier qui produit du savon</strong> ou qui intervient dans son processus de fabrication, utilisé pour laver le linge ou pour faire sa toilette.
Comment faisait-on du savon au 18ème siècle ? Comment travaillait-il ? Quels ustensiles utilisait-il ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption alignright" style="width: 177px"><img title="Savons découpés" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/savonnier/savons.jpg" alt="Découpes de savons" width="167" height="250" /><p class="wp-caption-text">Savons découpés</p></div>
<p style="text-align: justify;">D’une manière générique, <strong>le savonnier est l’ouvrier qui produit du savon</strong> ou qui intervient dans son processus de fabrication, utilisé pour laver le linge ou pour faire sa toilette.</p>
<h2>Comment fait-on le savon au 18ème siècle ?</h2>
<p style="text-align: justify;">La fabrication du savon consiste en un <strong>processus assez simple:</strong> la transformation de graisses solides ou liquides par de la soude caustique. Ce processus, appelé <strong>saponification</strong>, est déjà connu par les chimistes du siècle des Lumières.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette recette n’a pas évolué</strong> depuis des générations et les ingrédients de base nécessaires à sa réalisation restent toujours les mêmes.</p>
<h3>Les ingrédients</h3>
<ul>
<li><strong>L’huile ou la graisse</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il existe beaucoup de corps gras que l’on pouvait utiliser comme base du savon. <strong>Huiles végétales</strong> (colza, lin, noix, amande…) ou encore <strong>graisses animales</strong> (suif-gras de boeuf, saindoux-gras de porc) rentraient couramment dans sa composition. Mais le <strong>meilleur savon</strong> restait celui fabriqué avec de <strong>l’huile d’olive</strong>, déjà reconnue pour ses propriétés adoucissantes et exfoliantes.</p>
<ul>
<li><strong>La soude caustique</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Inexistante à l’époque, la soude caustique était obtenue par <strong>transformation chimique d’une plante</strong> qui porte le même nom : <strong>la soude commune</strong>, également appelée herbe à soude, salicotte ou marie-vulgaire. Cette plante, riche en sel marin, réduite en cendres et <strong>associée à de la chaux</strong>, permettait d’obtenir une poudre que l’on mélangeait à de l’eau portée à ébullition.</p>
<p style="text-align: justify;">On obtenait alors une <strong>sorte de décoction</strong> que le savonnier appelait : <strong>« <em>la lessive</em> »</strong>. La bourde, la roquette de mer ou la potasse pouvaient également être employées pour obtenir la soude caustique.</p>
<h3>La fabrication</h3>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img title="Intérieur d'une savonnerie" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/savonnier/interieur-savonnerie.jpg" alt="Intérieur d'une savonnerie" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Intérieur d&#39;une savonnerie</p></div>
<p style="text-align: justify;">Pour amorcer le processus de saponification, <strong>les corps gras doivent être liquéfié</strong>s. Ils étaient donc chauffés dans de grandes cuves par d’importants brasiers. <strong>La lessive</strong> coulait le long d’un système de tuyauterie pour être <strong>déversée sur les huiles chaudes</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">La saponification commençait alors, aidée par une <strong>chauffe continuelle</strong> du mélange pendant plusieurs jours. Pendant cette phase, <strong>les ouvriers remuaient le mélange</strong> de temps à autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette méthode produisait beaucoup de déchets dus aux <strong>transformations chimiques</strong>, caractérisée par l’apparition de cendres à la surface du contenu des cuves. Les ouvriers se chargeaient de les <strong>enlever</strong> au fur et à mesure de leur apparition pour obtenir la pâte <strong>la plus propre possible</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois la saponification complètement effectuée, le mélange subissait un <strong>refroidissement à l’air libre</strong>. Il était alors emmené dans une <strong>pièce dédiée au séchage</strong> puis débité en gros pains de savons, ultime opération d’une durée de <strong>15 jours à 3 semaines</strong> avant la mise en vente.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Nota :</strong> la longue durée de chauffe nécessaire à la saponification peut s’expliquer par la faible concentration en soude caustique de la « lessive ». A titre de comparaison, de nos jours, la fabrication du savon à froid avec des paillettes de soude caustique et l’utilisation d’un mixeur électrique permet d’obtenir la saponification en seulement quelques dizaines de minutes.</em></p>
<h3>Quelques outils</h3>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><img title="Découpe des savons" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/savonnier/decoupe-savon.jpg" alt="Découpe des savons" width="250" height="221" /><p class="wp-caption-text">Savons découpés au fil et au couteau</p></div>
<p style="text-align: justify;">Comme tout corps de métier, celui de savonnier nécessite des outils spécifiques. En voici quelques-uns.</p>
<ul>
<li><strong>Le matras :</strong> perche de bois munie d’une plaque pour remuer les graisses et la soude dans les chaudrons. Le matras désigne également une autre perche munie à son extrémité de fibres et de tissus pour boucher le tuyau servant à éliminer l’eau en surplus présente dans les chaudrons.</li>
<li><strong>Le couteau :</strong> sorte de gros hachoir au bout d’une barre de fer pour couper les savons.</li>
<li><strong>La mise :</strong> caisse en bois de grande longueur dans laquelle était déversée la pâte de savon, pour y être séchée et débitée en pains.</li>
<li><strong>La bûche d’airain :</strong> jauge servant à mesurer l’épaisseur et à aplanir la pâte présente dans les mises.</li>
<li><strong>Le fil :</strong> ustensile servant à découper le savon en tranche, composé d’un fil de fer fixé à un manche en bois.</li>
<li><strong>La boule d’ambre :</strong> boule en ambre servant à vérifier la concentration en soude de la lessive : si la boule flotte, la lessive est suffisamment forte.</li>
</ul>
<h2>La savonnerie, lieu de fabrication du savon</h2>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><img title="Coupe d'une savonnerie" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/savonnier/savonnerie.jpg" alt="Coupe d'une savonnerie" width="250" height="185" /><p class="wp-caption-text">Une savonnerie vue en coupe</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les savonneries se trouvent majoritairement  dans le <strong>sud de la France</strong> : c’est là que l’on produit le plus d’huiles végétales et plus particulièrement l’huile d’olive, donnant le meilleur savon. Des savonneries existent <strong>du côté de Lille</strong>, destinées à fabriquer du <strong>savon plus liquide</strong>, s’apparentant au savon noir que l’on connaît aujourd’hui. Elle utilise principalement des huiles de colza ou de chènevis.</p>
<h3>Les hommes</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plusieurs ouvriers</strong> travaillent dans une savonnerie, chacun assigné à une tâche particulière. L’ouvrier le plus important est bien entendu le <strong>maître savonnier</strong>, appelé également <strong>maître-valet</strong>. Chimiste sans le savoir, il sait reconnaître une bonne lessive, maîtrise à la perfection le dosage eau/soude/huile pour l’obtention du meilleur savon et décèle la fin de la saponification.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le piqueur</strong>, quant à lui, prépare la poudre de la lessive : il <strong>casse la chaux</strong> et les matières salines pour les mêler et les réduire en poudre, à l’aide de masses grosses et plates. <strong>D’autres ouvriers</strong> ont en charge la surveillance des foyers, le mélange des huiles et de la lessive ou encore la découpe du savon en cube.</p>
<h3>Le lieu</h3>
<p style="text-align: justify;">Généralement, une savonnerie se constitue d’<strong>un bâtiment principal</strong> ainsi que de quelques <strong>petits bâtiments annexes</strong>. Le bâtiment principal, composé de deux ou trois étages, est celui dans lequel le savon se prépare. Le sous-sol sert aux <strong>fourneaux</strong> et à l’entrepôt du bois, le rez-de-chaussée, quant à lui, reçoit <strong>les cuves</strong> pour la cuisson de la lessive et du savon. Le premier étage accueille les <strong>pièces pour le séchage</strong> du savon et de lieu de <strong>couchage pour les ouvriers</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les annexes servent à entreposer du matériel et à réduire en poudre les plantes et la chaux utilisées pour faire la lessive de soude.</p>
<h2>Anecdotes</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’huile de poisson</strong> était parfois utilisée pour fabriquer le savon. Elle avait l’avantage de rendre le linge particulièrement blanc mais <strong>l’odeur</strong> laissait franchement à désirer !!!</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><img title="Savon de Marseille" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/savonnier/savon-de-marseille.jpg" alt="Savon de Marseille" width="250" height="167" /><p class="wp-caption-text">Savon de Marseille</p></div>
<p style="text-align: justify;">La boule d’ambre était souvent remplacée par un <strong>œuf de poule</strong> pour tester la concentration de la lessive de soude. L’œuf est beaucoup moins cher que cette boule d’ambre !</p>
<p style="text-align: justify;">Déjà à cette époque, quelques <strong>fabricants peu scrupuleux</strong> modifiaient la composition de leur savon pour produire plus avec le même poids d’ingrédients nobles. La fraude la plus commune consistait à <strong>incorporer de l’eau</strong> claire au savon cuit. Le savon, gorgé d’eau à la mise sur le marché, vendu pour un certain poids, voyait <strong>sa masse diminuer chez le client</strong> à cause de l’évaporation de l’eau supplémentaire.<br />Une autre fraude reposait sur <strong>l’incorporation de farine ou de chaux</strong> (beaucoup moins chères que les huiles ou la soude) dans la pâte de savon. Un résidu blanchâtre se déposait alors sur le linge ou la peau.</p>
<h2>Le savon aujourd’hui</h2>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2360980076?ie=UTF8&#038;tag=educanin-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2360980076" target="_blank"><img alt="Mes savons au naturel" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/livres/savons-naturel.jpg" title="Mes savons au naturel" class="alignright" width="180" height="180" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, <strong>faire du savon</strong> est une opération relativement <strong>simple</strong> <a href="http://www.lecture-au-naturel.fr/au-fil-des-pages/jai-teste-pour-vous-la-fabrication-dun-savon/" target="_blank">que l&#8217;on peut réaliser chez soi</a>, pour peu que l’on prenne la peine de <strong>bien préparer ses ustensiles et de suivre les recettes à la lettre</strong> (tout du moins au gramme et au degré près). De nombreux livres expliquent très simplement cette technique.</p>
<p style="text-align: justify;">De la même manière, <strong>comparez les ingrédients</strong> utilisés pour le savon du <strong>18ème siècle</strong> et une étiquette de savon <strong>actuel</strong> : la liste s’est considérablement allongée. <a href="http://www.lecture-au-naturel.fr/au-fil-des-pages/au-fil-des-pages/bien-lire-une-etiquette-de-savon/" target="_blank">En lisant attentivement celle-ci</a> vous pouvez avoir la surprise de posséder un savon fait avec <strong>du gras de boeuf !</strong></p>
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li>DIDEROT, Denis. <em>Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une Société de gens de lettre, mis en ordre par Diderot ; et quant à la partie mathématique par d’Alembert, avec les planches, les supplements et la table analytique et raisonné des matières</em>. Paris : [s.n.], 1751-1780. 35 vol. ; in-2°</li>
</ul>
<ul>
<li><em>Description des arts et métiers faites ou approuvées par Messieurs de l&#8217;Académie Royale des Sciences de Paris.</em> Tome 8. Neuchâtel : 1777.</li>
</ul>
<ul>
<li>MACQUER, Pierre-Joseph. <em>Dictionnaire de chymie, contenant la théorie et la pratique de cette science, son application à la physique, à l&#8217;histoire naturelle, à la médecine et aux arts dépendans de la chymie</em>. Yverdon : [s.n.], 1767. 3 vol.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Louis XV victime d&#8217;un attentat &#8211; 5 janvier 1757</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Nov 2010 14:22:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[1755-1759]]></category>
		<category><![CDATA[Années par années]]></category>

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		<description><![CDATA[Versailles, le 5 janvier 1757, vers 17h du soir. Louis XV sortait tranquillement de ses appartements, accompagné de son fils et de quelques suivants. A l’approche de son carrosse, un inconnu surgit du dessous d’un escalier et s’élance vers le monarque, un couteau à la main, avec une ferme idée en tête.
Robert-François Damiens, ici en médaillon est déclaré coupable et sera écartelé avec la plus extrême barbarie...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table style="width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: left;"><a href="/vivre-autrefois/lannee-1750-en-france/">1750 «</a></td>
<td style="text-align: center;"><a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/lannee-1757-en-france/">Retour en 1757</a></td>
<td style="text-align: right;"><a href="/vivre-autrefois/lannee-1762-en-france/">» 1762</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Portrait de Robert-François Damiens" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1757/portrait-damiens.jpg" alt="Portrait de Robert-François Damiens" width="200" height="229" /><p class="wp-caption-text">Robert-François Damiens avant son exécution - Estampe sans nom Copyright BnF</p></div>
<p style="text-align: justify;">Versailles, le 5 janvier 1757, vers 17h du soir. Louis XV sortait tranquillement de ses appartements, accompagné de son fils et de quelques suivants.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’approche de son carrosse, <strong>un inconnu surgit</strong> du dessous d’un escalier et s’élance vers le monarque, un couteau à la main, avec une ferme idée en tête…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Retour sur une tentative de régicide qui se termina dans la plus extrême cruauté, marquant les esprits pendant de nombreuses années.</strong></p>
<h2>Le Roi est blessé !</h2>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;On m’a donné un furieux coup de poing&nbsp;&raquo;</em> , tels furent les premiers mots prononcés par le roi après l’attaque de l’inconnu.</p>
<p style="text-align: justify;">Machinalement, <strong>il glissa sa main</strong> sous ses habits et la ressortit <strong>ensanglantée.</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je suis blessé !&nbsp;&raquo;</em> dit-il ensuite. Il se retourna vers l’inconnu en disant à ses hommes : <em>&laquo;&nbsp;C’est cet homme là qui m’a frappé, qu’on l’arrête et qu’on ne lui fasse point de mal&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Robert-François Damiens, après avoir <strong>planté un couteau</strong> entre la 4ème et la 5ème côte droite du roi, menacé le Dauphin, se rendit sans résistance et emmené dans <strong>les prisons de Versailles</strong>, ne se doutant certainement pas des douleurs que son geste allait lui infliger.</p>
<p style="text-align: justify;">Le roi retourna dans ses appartements pour y être soigné. Sa blessure, légère et peu profonde mis quelques semaines à cicatriser mais <strong>à aucun moment sa vie ne fut en danger.</strong></p>
<h2>Qui est Robert-François Damiens ?</h2>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><img title="Le feu &quot;libérateur&quot;" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1757/feu.jpg" alt="Le feu &quot;libérateur&quot;" width="250" height="167" /><p class="wp-caption-text">Le feu &quot;libérateur&quot; et &quot;purificateur&quot;</p></div>
<p style="text-align: justify;">L’inconnu, ayant déclaré son identité, dit s&#8217;appeler <strong>Robert-François Damiens</strong>, qu&#8217;il est domestique et originaire de la région d’Arras.</p>
<p style="text-align: justify;">Les premiers interrogatoires mirent en lumière les <strong>premières motivations</strong> de cet attentat : prévenir le roi de ne pas s’écarter du droit chemin, de penser plus à ses sujets qu’à lui-même ainsi que de se <strong>recentrer sur les responsabilités</strong> qui lui incombent. Par ailleurs, ces premiers interrogatoires « musclés » valurent au roi une lettre de Damiens, lui précisant que son <strong>ordre</strong> « de ne point lui faire de mal » ne fut <strong>nullement respecté</strong> par ses tortionnaires.</p>
<p><strong>Robert-François Damiens est né le 9 janvier 1715 à La Thieuloye</strong>, village situé près d’Arras. Il est le fils de Pierre-Joseph Damiens, encore en vie et de feue Marie-Catherine Guillemant. Il est marié à Elisabeth Molerienne, cuisinière. Il a une fille de 18 ans, enlumineuse.</p>
<p>Il a un caractère impulsif, violent, impatient. Il sait lire et écrire et possède l’instruction nécessaire pour évoluer dans des maisons aisées comme <strong>domestique ou laquais</strong>. Il possède un esprit assez vif pour ne pas éveiller les soupçons lors de ses repérages à Versailles.</p>
<h2>Damiens en prison</h2>
<p style="text-align: justify;">Damiens fut enfermé du 5 janvier jusqu’au 28 mars, date de son exécution. Plusieurs arrestations suivirent ses interrogatoires durant lesquels il a <strong>toujours nié avoir des complices</strong>, même sous la pression des magistrats. Son vieux <strong>père, sa femme et sa fille furent aussi arrêtés</strong> et enfermés à la Bastille, ainsi qu&#8217;un bon nombre de personnes de son entourage proche (oncles, tantes, employeurs&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">D’infimes précautions furent prises pour le surveiller, bien le nourrir et bien le soigner jusqu’à la fin de son procès : il ne fallait surtout pas qu’il s’échappe ou pire, qu’il se <strong>suicide</strong> !</p>
<ul>
<li><strong>5 janvier 1757 :</strong> Damiens est arrêté et conduit dans les prisons de Versailles. Il sera torturé une première fois avec des pinces chauffées au fer rouge, contre l’avis du roi (avant le 10 janvier)</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>14 janvier 1757 :</strong> il est question de transférer le prisonnier à La Conciergerie, dans la tour Montgomery (qui n’existe plus de nos jours) juste au dessus de la cellule de Ravaillac, assassin de Henri IV (certains textes précisent que la cellule était la même et non celle du dessus). Mais le transfert est reporté, car les blessures du prisonnier sont encore bien fraîches. Sa famille est arrêtée.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>17 janvier 1757 :</strong> dans la nuit, Damiens est incarcéré à la Conciergerie. Il est mis sous très haute surveillance : 4 gardes se trouvent en permanence dans la cellule, relevés toutes les 4 heures. Huit autres étaient à disposition dans la pièce du dessus, prêt à intervenir au moindre bruit suspect. Un officier de bouche et deux médecins sont à la disposition du prévenu jusqu’à son exécution.</li>
</ul>
<blockquote><p><div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Le lit de Robert-François Damiens" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1757/lit-damiens.jpg" alt="La prison de Robert-François Damiens" width="200" height="305" /><p class="wp-caption-text">Le lit de Robert-François Damiens</p></div><em>
<p><strong>Description de la cellule de Damiens</strong></p>
<p>Cette chambre ronde et qui peut contenir douze pieds en tout sens n’est éclairée que par deux meurtières… de huit à neuf pouces de large sur trois pieds de haut… Il n’y avait dans la chambre aucune cheminée ni feu, mais elle était suffisamment chaude par l’effet du poele placé dans le corps de garde au dessous… Dans ce lit, il (le prisonnier) était attaché par un assemblage de fortes courroies de Hongrie… ces courroies lui tenaient les épaules et…étaient attachées à des anneaux scellées au plancher. Deux autres courroies formaient un lien à chacun de ses bras… Deux autres courroies contenaient également les cuisses et étaient rattachées de même … on avait étendu sous les bras et les mains de l’accusé un large tapis de peau, pour qu’il ne contracta aucune chaleur inflammatoire ni écorchure.</em></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il n’était détaché que pour ses <strong>besoins naturels</strong>, restant toujours sous surveillance et à la <strong>lueur continuelle</strong> de quelques bougies. Il ne pouvait se tenir debout très longtemps, ses brûlures faites à Versailles n’étant pas encore guéries.</p>
<h2>L’exécution capitale</h2>
<p style="text-align: justify;">Le 28 mars au matin, Damiens fut extrait de sa cellule et transporté devant ses juges pour lecture de sa sentence, dont voici un extrait :</p>
<blockquote><p><em>… ledit Damiens condamné à faire amende honorable devant la principale porte de l’Eglise de Paris, où il sera mené et conduit dans un tombereau, nu en chemise, tenant un cierge de cire ardente du poids de deux livres… ce fait, mené et conduit à la place de Grève, sur un échafaud qui y sera dressé, tenaillé aux mamelles, bras, cuisses et gras de jambes, sa main droite tenant en icelle le couteau dont il a commis le dit parricide, brûlée de feu de soufre et sur les endroits ou il sera tenaillé, jeté du plomb fondu, de l’huile bouillante, de la poix raisine bouillante, de la cire et soufre fondus ensemble et ensuite son corps tiré et démembré à quatre chevaux et ses membres et son corps consumés au feu, réduits en cendre et ses cendres jetées au vent… Ordonné qu’avant ladite exécution, ledit Damiens sera appliqué à la question ordinaire et extraordinaire, pour avoir révélation de ses complices…</em></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tout un programme…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois la déclaration faite, Damiens aurait dit <em>&laquo;&nbsp;la journée sera rude&nbsp;&raquo;</em>. La foule se pressa Place de Grève, devant l’Hôtel de Ville pour assister au spectacle. <strong>Les places sont chères</strong>, les fenêtres dans les bâtiments louées à prix d’or. Une gazette du 8 avril, rapporta qu’<strong>un homme se défenestra par accident</strong>, tuant deux personnes en tombant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plusieurs textes relatent avec une extrême précision toute l’horreur de son exécution</strong> lors de cette journée. Pour les plus courageux d’entre vous, <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1757/texte-damiens.pdf" target="_blank">un texte complet est disponible ici au format PDF</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’énoncé de la sentence, <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vieux-metiers/le-bourreau/" target="_blank">le bourreau</a> de l’époque, issu de la <strong>célèbre famille Sanson</strong>, chercha même à <strong>se faire remplacer</strong> pour éviter d’avoir à administrer autant de douleur à un être humain, mais en vain. <strong>Son neveu</strong>, âgé de 18 ans à peine, qui fut son assistant en qualité de futur bourreau, en resta lui aussi <strong>extrêmement choqué</strong>, il ne put d’ailleurs pas l’assister jusqu’au bout. <strong>Cet écartèlement fut le dernier de l’histoire</strong>. Il marqua pendant longtemps les esprits pourtant déjà éclairés par « le siècle des Lumières ».</p>
<h2>Sa famille déclarée indésirable</h2>
<p>Le jour suivant, le 29 mars, la sentence tombe pour le reste de sa famille :</p>
<ul>
<li> Elle doit changer de patronyme,</li>
<li>La père, la femme et la fille doivent quitter le royaume et ne pas y renvenir sous peine de pendaison,</li>
<li>La maison natale de Robert-François Damiens doit être rasée et aucun bâtiment ne doit être reconstruit à sa place.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Mais <strong>le roi</strong>, convaincu de l’innocence du père, de la femme et de la fille de l’assassin leur <strong>accorde respectivement une pension</strong> de 600, 300 et 300 livres, <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/faire-la-correspondance-livres-en-euros/" target="_blank">une coquette somme !</a> Le premier va se retirer à <strong>Poperighe</strong> (actuellement en Belgique), la mère ansi que la fille vont partir s’exiler à <strong>Saarlouis</strong> en Allemagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 27 avril, la famille est libérée. <strong>Elle portera désormais le nom de Guillemon</strong> et devra quitter le royaume dans les 24 heures pour les lieux qu’ils ont indiqués aux magistrats, après que le roi leur ait versé une année de pension.</p>
<h2>Pour aller plus loin</h2>
<p style="text-align: justify;">Les motivations profondes de Damiens, sa personnalité, son procès et ses relations avec les conflits de l’époque sont entachées de part d’ombre et de mystères. Les magistrats, aux travers des rapports édits et « relations » décrivant les interrogatoires le font rapidement passer pour fou, alors qu’il semble avoir toute sa tête.</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours est-il que le roi, changea de comportement après cette tentative d’assassinat. Quelques historiens se sont penchés sur le sujet, nous montrant à quel point ce procès fut truqué de bout en bout.</p>
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li>LE BRETON, Alexandre-André. <em>Pièces originales et procédures du procès fait à Robert-François Damiens, tant en la prévôté de l&#8217;Hôtel qu&#8217;en la Cour de Parlement</em>. Paris : Pierre-Guillaume Simon, 1757. XLII-610-28 p ; in-4°</li>
<li>LUZACH, Etienne. <em>Nouvelles extraordinaires de divers endroits</em>. [périodique]. n° 4 du 14 janvier 1757, n° 5 du 18 janvier 1757, n° 6 du 21 janvier 1757, n° 7 du 25 janvier 1757, n° 8 du 28 janvier 1757, n° 27 du 5 avril 1757, n° 28 du 8 avril 1757, n° 34 du 29 avril 1757, n° 35 du 3 mai 1757, n° 37 du 10 mai 1757. A Leyde.</li>
<li>POTTET, Eugène. <em>Histoire de la Conciergerie du palais de Paris</em>. Paris : Quantin, 1887. 1 vol. 272 p. ; 18 cm</li>
<li>SANSON, Henri-Clément. <em>Sept générations d&#8217;exécuteurs, 1688-1847 : mémoires des Sanson</em>. Paris : Dupray de La Mahérie, 1862-1863. 6 vol. ; in-8</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;année 1757 en France</title>
		<link>http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/annees-par-annees/lannee-1757-en-france/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 19:57:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[1755-1759]]></category>
		<category><![CDATA[Années par années]]></category>

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		<description><![CDATA[L'année 1757 : Louis XV (ici en médaillon) fut victime d'un attentat le 5 janvier. Le coupable, un domestique nommé Damiens, finit écartelé le 28 mars. Point culminant du réchauffement estival commencé en 1700, l’année 1757 se place sous le signe du beau temps général. L'hiver neigeux protège les céréales et participe à la bonne récolte des grains et du raisin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table style="width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: left;"><a href="/vivre-autrefois/lannee-1750-en-france/">1750 «</a></td>
<td style="text-align: right;"><a href="/vivre-autrefois/lannee-1762-en-france/">» 1762</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;année 1757 </strong>: La guerre de 7 ans (1756-1763), qui oppose la France à l&#8217;Angleterre et la Prusse  à l&#8217;Autriche, bat son plein. <strong>Damiens tente d&#8217;assassiner</strong> Louis XV le 5 janvier, il fut écartelé le 28 mars.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est également l&#8217;année naissance de Gilbert du Motier de <strong>La Fayette, appelé le Marquis</strong> (6 septembre), de Charles X futur roi de France (9 octobre) ainsi que du décès de Frédéric Jérome de La Rochefoucauld, cardinal français (29 avril) et de René Antoine Ferchault de Réaumur, scientifique et naturaliste français (17 octobre).</p>
<h2>Pâques et fêtes mobiles</h2>
<p><strong>Pâques :</strong> 10 avril 1757</p>
<h2>Bulletin météorologique</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img title="Enseigne de Vigneron" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1757/vigneron.jpg" alt="Enseigne de Vigneron" width="300" height="203" /><p class="wp-caption-text">Bonne année pour les vignerons</p></div>
<p style="text-align: justify;">Point culminant du réchauffement estival commencé en 1700, l’année 1757 se place sous le signe du <strong>beau temps général</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’hiver, plutôt neigeux, a protégé les céréales contre le gel et la chaleur du printemps-été a conditionné la <strong>bonne récolte annuelle</strong>. Les pieds de vignes ont également profité de cette température, précipitant la vendange en Champagne, 8 jours plus tôt que prévu.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mois de <strong>juillet et août furent très chauds</strong> en Ile-de-France, avec une température atteignant mi-juillet les <strong>37°C à Paris et 35°C à Lille</strong>. Décembre 1757 fut placé sous le signe de la neige.</p>
<p><strong>Températures journalières à Paris en 1757</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le graphe ci-dessous indique les températures relevées jour par jour, à Paris et à midi. Ces températures sont en degrés Celsius.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 503px"><img title="Météo de 1757 à Paris" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1757/meteo-1757.jpg" alt="Températures à Paris en 1757" width="493" height="339" /><p class="wp-caption-text">Températures à Paris à midi en 1757</p></div>
<h2 style="text-align: justify;">Calendrier des évènements pour 1757</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Janvier</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 5, <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/annees-par-annees/louis-xv-victime-dun-attentat-5-janvier-1757/">attentat manqué de Damiens contre le roi Louis XV</a>, qui blessa le roi avec un couteau dans les allées de Versailles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Février</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 14, incendie à Vomont, situé en Picardie. Une ferme de jésuites, quelques dépendances et une vingtaine de maisons ont été consumées. Les pertes ont été considérables.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mars</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 9, un gros épisode neigeux a permis l&#8217;organisation de <strong>plusieurs courses de traineaux</strong> (pas de lieux cités) ! Dans les journaux de l&#8217;époque, on craint pour les céréales et la vigne, déja bien avancées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Juin</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 5, les montagnes du Jura furent recouvertes d&#8217;<strong>un mètre de neige</strong>, couchant les blés déjà bien mûrs. La fonte, qui intervient quelques jours plus tard inonda les villages en contrebas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Juillet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 20 à 11 heures du soir, la foudre s&#8217;abattit sur Paris, rue Taranne et a consumé 6 maisons.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Septembre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 28, les vendanges ont débutées à Dijon et aux alentours (date moyenne établie sur 12 villages).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Octobre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 18 octobre, <strong>René Antoine Ferchault de Réaumur</strong>, scientifique est mort dans la petite commune de Saint-Julien du Terroux (Mayenne). Il y sera inhumé le 19. Il fut <strong>l&#8217;inventeur du thermomètre à alcool</strong> vers 1730, 0° indiquant la température de congélation de l&#8217;eau et 80° son ébullition.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><strong><img title="Acte de décès de René de Reaumur" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1757/reaumur.jpg" alt="Acte de décès de René de Reaumur" width="400" height="301" /></strong><p class="wp-caption-text">Inhumation de René Antoine Ferchault de Réaumur - AD Mayenne</p></div>
<p style="text-align: justify;">- La nuit du 27 au 28, un tremblement de terre fut ressenti du côté de Honfleur, avec 3 secousses successives, à minuit, 1 heure et 3 heures du matin. Assez vives, elles n&#8217;ont toutefois provoqué que quelques chutes de cheminées.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Eclipses solaires et lunaires</h2>
<p style="text-align: justify;">- Pas d&#8217;éclipse de Soleil en 1757</p>
<p style="text-align: justify;">- Pas d&#8217;éclipse notable de Lune en 1757</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vocabulaire</h2>
<p style="text-align: justify;">Nouveaux termes apparus en 1757</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Forum</li>
<li>Franciscain</li>
<li>Graphique</li>
<li>Grecque</li>
</ul>
<h2>Evénements détaillés de 1757</h2>
<p>5 janvier 1757 : <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/annees-par-annees/louis-xv-victime-dun-attentat-5-janvier-1757/">Louis XV est victime d&#8217;une tentative d&#8217;assassinat</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le chat en héraldique</title>
		<link>http://www.coutumes-et-traditions.fr/genealogie/le-chat-en-heraldique/</link>
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		<pubDate>Sun, 31 Oct 2010 21:05:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Généalogie]]></category>
		<category><![CDATA[Héraldique]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui les races de chats sont nombreuses. Poils longs ou courts, unicolore ou tricolore, les robes de nos chats domestiques sont variées, ce qui est loin d’être le cas en héraldique où le chat est uniquement représenté dans sa version à poils courts et d’une seule couleur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Le chat dans l&#8217;héraldique</h2>
<p style="text-align: justify;">
<div class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><img title="Un bien joli félin" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/blasons/chat.jpg" alt="Chat roux" width="250" height="198" /><p class="wp-caption-text">Un bien joli félin !</p></div>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui les races de chats sont nombreuses. Poils longs ou courts, unicolore ou tricolore, les robes de nos chats domestiques sont variées, ce qui est loin d’être le cas en héraldique où le chat est uniquement représenté dans sa version à poils courts et d’une seule couleur.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chat symbolise principalement la liberté. Il est aussi qualifié par sa vigilance, sa souplesse et son agilité. Le chat est connu pour préférer son habitat à ses occupants, c’est pourquoi, il est associé à des personnes qui auraient vaillamment défendu leur ville ou leur commune.<br />
En héraldique, le félin domestique est représenté de profil avec la tête de front. Un chat dessiné avec le postérieur plus haut que la tête est nommé hérissonné. Lorsqu’il est rampant, on l’appelle effarouché.</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 135px"><img title="Chat dans un blason" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/blasons/blason-chat-souris.jpg" alt="Chat dans un blason" width="125" height="143" /><p class="wp-caption-text">Chat dans un blason</p></div>
<p style="text-align: justify;">Afin de renforcer sa ténacité, on le représente parfois accompagné d’un rat ou d’une souris sur un blason. Le chat tient alors fermement le rongeur sous la patte ou en travers de la gueule.</p>
<p style="text-align: justify;">Les romains utilisaient déjà la figure du chat dans leurs enseignes de légion. Ainsi, sur le pavois des Augustes, le chat prenait la couleur verte, soit sinople en terme du blason.</p>
<p style="text-align: justify;">Chez les Heureux Vieillards, une autre compagnie romaine, le chat était rouge, a savoir de gueules en héraldique, le tout sur un pavois également rouge.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img title="Blason de DELLA GATTA" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/blasons/gatta.jpg" alt="Blason de DELLA GATTA" width="150" height="172" /><p class="wp-caption-text">Blason de DELLA GATTA</p></div>
<h2>Description de blasons avec des chats</h2>
<p><strong>LA CHETARDIE</strong> (Limoges) : d’azur à deux chats l’un sur l’autre d’argent.</p>
<p><strong>CLOTILDE</strong>, femme du roi clovis : d’or au chat de sable tuant un rat de même.</p>
<p><strong>DELLA GATTA</strong> (Royaume de Naples) : d’azur à une chatte d’argent au lambel de gueules en chef.<br />
La présence de mamelles bien visibles sur le blason nous permet de sexer l’animal.</p>
<p style="text-align: justify;">Article co-écrit avec Aline Aublé, animatrice du site web <a href="http://www.lecture-au-naturel.fr" target="_blank">www.lecture-au-naturel.fr</a></p>
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li>O&#8217;KELLY DE GALWAY, Alphonse-Charles-Albert. <em>Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason : origine des emblèmes et des symboles héraldiques</em>. Bergerac : impr. de J. Castanet, 1901. 1 vol. (480 p.) : ill. ; gr. in-8</li>
<li>PALLIOT, Pierre. <em>La vraye et parfaire science des armoiries</em>. Paris, 1660.</li>
<li>VULSON DE LA COLOMBIERE, Marc de. <em>La Science héroïque</em>. Paris : chez Sébastien Cramoisy, 1644. in-fol.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Epidémie de suette à Beauvais 1750</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Oct 2010 19:50:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[1750-1754]]></category>
		<category><![CDATA[Années par années]]></category>

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		<description><![CDATA[Aux alentours de Beauvais s’est déclarée en juin 1750 une épidémie de suette. Maladie décrite comme foudroyante et extrêmement contagieuse, les symptômes de cette épidémie étaient une grande fatigue générale, de grosses sueurs ainsi que de violents maux de têtes, entrainant la mort dans les 3 à 4 jours suivant le début des symptômes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table style="width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: left;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td>
<td style="text-align: center;"><a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/lannee-1750-en-france/">Retour en 1750</a></td>
<td style="text-align: right;"><a href="/vivre-autrefois/lannee-1757-en-france/"> » 1757</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>Epidémie de suette en 1750</h2>
<p style="text-align: justify;">Aux alentours de Beauvais s’est déclarée en juin 1750 <strong>une épidémie de suette</strong>. Maladie décrite comme foudroyante et extrêmement contagieuse, les symptômes de cette épidémie étaient une <strong>grande fatigue</strong> générale, de grosses <strong>sueurs</strong> ainsi que de violents maux de têtes, <strong>entrainant la mort</strong> dans les 3 à 4 jours suivant les premiers signes d&#8217;anémie.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img title="Epidémie de suette" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1750/etendue-suette-1750.jpg" alt="Epidémie de suette" width="300" height="273" /><p class="wp-caption-text">Etendue de l&#39;épidémie</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les premières lignes écrites sur cette épidémie parlent d’une <strong>maladie très dangereuse</strong>, faisant de grands ravages parmi la population locale, la plupart des paroisses <strong>perdant jusqu’à 30 ou 40 personnes par jour</strong> (Gazette de Leyde du 30 juin 1750).</p>
<p style="text-align: justify;">Les journaux suivants semblent <strong>modérer leurs propos</strong>, en ne parlant plus que d’une épidémie qui « a fait jusqu’ici plus de mal par la frayeur que par sa nature ».  Les <strong>soins prodigués</strong> par les médecins et chirurgiens envoyés par le Roi furent <strong>très efficaces</strong> et arrêtèrent rapidement son étendue (les villes de <strong>Beaumont-sur-Oise</strong> et <strong>Mondidier</strong> ont été affectées, mais dans une moindre mesure).</p>
<p style="text-align: justify;">L’intendant de Paris et l’évêque de Beauvais ont été atteint par la maladie mais furent très vite rétablis.</p>
<p style="text-align: justify;">L’épidémie semble contenue dès la mi-juillet 1750.</p>
<h2>Désinformation ?</h2>
<p>La Gazette de Leyde du 17 juillet 1750 nous donne <strong>une version intéressante</strong> de la vision de cette épidémie, en émettant l’hypothèse d’une <strong>désinformation organisée</strong> par d’autres journaux (non cités), dans le but d’affaiblir l’économie de cette ville.</p>
<p>En voici un extrait :</p>
<blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;Plusieurs gazette étrangères, mal informées, sont entrées dans <strong>des détails effrayants</strong> au sujet de la maladie dont la ville de Beauvais s’est vue affligée pendant quelques jours. Ces <strong>fausses nouvelles</strong> ont peut-être été répandues dans la <strong>vue de faire tort</strong> à cette ville, en interrompant son commerce. Il est certain, que de 14 à 15 mille habitants qu’elle renferme, il n’en est mort, pendant que cette maladie a régné, que 103, dont une partie étaient âgés de 70 à 86 ans.</em></p>
<p><em>Elle ne s’est communiquée à personne de ceux, qui s’y trouvaient les plus exposés par leurs soins assidus auprès des malades. Mais ce qui suffit seul pour détruire l’erreur, ou l’on semble avoir voulu faire tomber à cet égard le Public et les Commerçant, c’est qu’une partie du Guet, qui vient de monter la garde le 1er de ce mois chez le Roi &amp; la Reine, est sorti de Beauvais, après un mois de séjour. La maladie, dont il s’agit, <strong>est en tout semblable à cette qui fit du ravage, dans Amiens</strong>, il y a 25 ou 30 ans, et qui ne porta cependant aucun préjudice au Commerce de cette ville.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li>LUZACH, Etienne.<em>Nouvelles extraordinaires de divers endroits</em>. [périodique]. n° 50 du 23 juin 1750, n°52 du 30 juin 1750,  n° 53 du 3 juillet 1750, n°54 du 7 juillet 1750, n°55 du 10 juillet 1750, n°57 du 17 juillet 1750. A Leyde.</li>
<li><em>Le Courrier d&#8217;Avignon</em>. [périodique]. n° 54 du 7 juillet 1750. A Avignon.</li>
<li><em>Mercure de France : dédié au Roi</em>. [périodique]. Juillet 1750.</li>
</ul>
<h2>Lectures associées</h2>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 141px"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2844945937?ie=UTF8&amp;tag=educanin-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2844945937" target="_blank"><img title="Contes et Légendes d'Ile de France" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/livres/legendes-ile-de-france.jpg" alt="Contes et Légendes d'Ile de France" width="131" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Contes et Légendes d&#39;Ile de France - Editions de Borée</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;année 1750 en France</title>
		<link>http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/annees-par-annees/lannee-1750-en-france/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Aug 2010 09:08:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[1750-1754]]></category>
		<category><![CDATA[Années par années]]></category>

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		<description><![CDATA[L'année 1750 en France : La population de la France dépasse les 21 millions d'habitants. L'exploitation des mines de charbon débute au Creusot, près de Chalon-sur-Saône, Rousseau écrit son "discours sur les sciences et les arts", les travaux du capitole de Toulouse débute et la première carte générale de la France est dressée par Cassini III et L. Capitaine]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table style="width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: left;"><a href="/vivre-autrefois/lannee-1630-en-france/">1630 «</a></td>
<td style="text-align: right;"><a href="/vivre-autrefois/lannee-1757-en-france/">» 1757</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Discours sur les sciences et les arts de Rousseau" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1750/rousseau-discours.jpg" alt="Discours sur les sciences et les arts de Rousseau" width="200" height="299" /><p class="wp-caption-text">Discours de Rousseau sur les sciences et les arts</p></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;année 1750 : La population de la France dépasse les 21 millions d&#8217;habitants. L&#8217;exploitation des mines de charbon débute au Creusot, près de Chalon-sur-Saône, Rousseau écrit son &laquo;&nbsp;discours sur les sciences et les arts&nbsp;&raquo;, les travaux du capitole de Toulouse débute et la première carte générale de la France est dressée par Cassini III et L. Capitaine.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est également l&#8217;année de naissance de Fabre d&#8217;Eglantine (29 juillet), auteur, dramaturge et homme politique français et d&#8217;Antonio Saliéri (18 août), compositeur italien,  ainsi que de la mort de Jean-Sébastien Bach (28 juillet) et du Maréchal de Saxe (30 novembre) .</p>
<h2>Pâques et fêtes mobiles</h2>
<p><strong>Pâques :</strong> 29 mars 1750</p>
<h2>Bulletin météorologique</h2>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;humidité et les fortes pluies semblent avoir marquées l&#8217;été et la fin de l&#8217;année, de part les inondations qu&#8217;elles ont provoquées (voir plus bas). La fin du mois de juin fut caniculaire pour Paris et en juillet pour l&#8217;ouest de la France.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Calendrier des évènements pour 1750</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sans dates précises</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Les mendiants et vagabonds sont arrêtés dans les grandes villes et envoyés de force sur les bateaux pour aller peupler l&#8217;Ile Blanche, aux Amériques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Janvier</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 1er le feu pris dans la cheminée du Cabinet du Roi, mais l&#8217;arrivée rapide des secours ont empêché son expansion.</p>
<p style="text-align: justify;">- Le 8, un incendie se déclara en pleine nuit dans la lingerie de l&#8217;Hôtel Royal des Invalides. Le feu se communiqua rapidement dans le quartier des officiers, faisant 5 victimes et 3 grands brûlés.</p>
<p style="text-align: justify;">- Renée Lamy, servante du Curé de Saint-Mard de Reno (Orne), est décédée à l&#8217;age de 110 ans. Elle a servi dans cette famille pendant plus de 95 ans &laquo;&nbsp;sans jamais avoir eu aucune incommodité et elle a continué ses services jusqu&#8217;à la fin de sa vie&nbsp;&raquo;. La date exacte de son inhumation est le 2 janvier 1750.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><img title="Acte de décès" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1750/1750-st-mard-de-reno.jpg" alt="Décès - Archives départementales de l'Orne" width="400" height="218" /><p class="wp-caption-text">Acte de décès de Renée Lamy - Archives Départementales de l&#39;Orne</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mai</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 24, un tremblement de terre se fait sentir en Guyenne, aux alentours des villes de Toulouse, Narbonne et Montpellier.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Juillet</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 16, le niveau du Durbion, ruisseau qui traverse le village de Sercoeur (88-Vosges) est passé de 65 cm à plus de 7 mètres de hauteur, provoquant une inondation sans pareille, emportant plus de 33 maisons, en abîmant 27 autres. Cette crue provoquée par de fortes pluies causa le décès d&#8217;une vingtaine de personnes et 400 autres se retrouvèrent à la rue.</p>
<p style="text-align: justify;">- Le 30, vers Rochefort (Charentes Maritimes), les chaleurs sont si harassantes que bons nombre de personnes meurent d&#8217;insolation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Septembre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 22, la ville de Billom (63) voit toutes ses maisons de la basse ville emportée par la crue du Ricochet (aujourd&#8217;hui le Jauron), petite rivière qui traverse le bourg. Les ponts neufs n&#8217;ont pas résisté au torrent et les villageois sont réduits à une extrême misère. Voir les documents sous la cote 1 C 6437 et 1 C 6887 des Archives Départementales du Puy-de-Dôme.</p>
<p style="text-align: justify;">- Le 27, début des vendanges à Dijon et aux alentours (date moyenne établie sur 12 villages).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Décembre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Le 5, le Var est sorti de son lit, suite aux pluies diluviennes s&#8217;étant abattues aux alentours de Nice. Les campagnes voisines sont inondées, plusieurs bâtiments entraînées et beaucoup d&#8217;arbres déracinés.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Eclipses solaires et lunaires</h2>
<p style="text-align: justify;">- Eclipse partielle de soleil le 8 janvier 1750</p>
<p style="text-align: justify;">- Eclipses de lune le 19 juin 1750 et le 13 décembre 1750</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vocabulaire</h2>
<p style="text-align: justify;">Nouveaux termes apparus en 1750</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Clan</li>
<li>Dollar</li>
<li>Exporter</li>
<li>Fiscalité</li>
<li>Indifférentisme</li>
<li>Minéralogie</li>
<li>Nubilité</li>
<li>Patriotisme</li>
<li>Orchestre</li>
<li>Technique</li>
</ul>
<h2>Evénements détaillés de 1750</h2>
<p>juin 1750 : <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/annees-par-annees/epidemie-de-suette-a-beauvais-1750/">Epidémie de suette près de Beauvais</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le bourreau</title>
		<link>http://www.coutumes-et-traditions.fr/vieux-metiers/le-bourreau/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 11:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autour de l'humain]]></category>
		<category><![CDATA[Vieux métiers]]></category>

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		<description><![CDATA[Les origine du métier de bourreau L’origine du métier de bourreau reste assez floue. Bien qu’il soit présent depuis l’antiquité, les historiens s’accordent sur le fait que le véritable métier...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Les origine du métier de bourreau</h2>
<p style="text-align: justify;">L’origine du métier de bourreau reste assez floue. Bien qu’il soit présent depuis l’antiquité, les historiens s’accordent sur le fait que le véritable métier est né et a évolué avec l’acceptation par les hommes de la peine de mort.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Saint-Saturnin et son bourreau" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/bourreau/origine-bourreau.jpg" alt="les origines du bourreau" width="200" height="283" /><p class="wp-caption-text">Saint-Saturnin et son bourreau - Manuscrit enluminé BnF</p></div>
<p style="text-align: justify;">De part sa définition générale, le bourreau est <strong>&laquo;&nbsp;celui qui supplicie un criminel au nom de la justice&nbsp;&raquo;</strong>, et n’a pas toujours été l’apanage d’un seul homme désigné comme tel. Du temps des Egyptiens, le bourreau était <strong>le médecin</strong> : le supplicié lui était livré et <strong>disséqué vivant</strong> pour l’apprentissage de l’anatomie. Chez les Hébreux, par le châtiment de lapidation, le bourreau devient <strong>assemblée collective</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les animaux sont aussi des bourreaux, tels <strong>les lions</strong> chez les Romains lors des jeux du cirque. <strong>Le taureau,</strong> prenant part malgré lui au supplice de Saint-Saturnin, premier évêque de Toulouse vers 270, peut être considéré comme son bourreau. Du temps de Charlemagne, les bourreaux sont <strong>des soldats</strong> désignés d&#8217;office. Plus proche de nous, au Moyen Age, les premiers bûchers sont dressés et allumés par <strong>les villageois</strong> qui endossent donc cette charge.</p>
<p style="text-align: justify;">La désignation d’une <strong>personne clairement définie</strong> comme bourreau apparaît au <strong>13eme siècle</strong>. Saint Louis, en 1264 publie une ordonnance dans laquelle il ordonne que le coupable aura un bourreau du même sexe que lui. Cependant,  <strong>la première mention</strong> du terme &laquo;&nbsp;bourreau&nbsp;&raquo; -et de l&#8217;individu associé- se trouve dans un texte de la fin du 13ème siècle(1290-1294) où <strong>Michale Anric</strong> est dit &laquo;&nbsp;borreu&nbsp;&raquo; à Millau.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’origine étymologique</strong> du bourreau n’est également pas établie et plusieurs théories s’affrontent. Le terme viendrait de <strong>bourrer</strong>, qui signifie tourmenter, ou bien de la profession de <strong>bourrelier</strong> (ces derniers étaient souvent sollicités pour remplir ce rôle). Il pourrait également venir du latin <em><strong>bourrea</strong></em>, poignée de verges de saule, premier instrument de répression des licteurs romains <em>(mise en garde: le mot bourrea est inexistant dans plusieurs dictionnaires latins consultés, cette information est donc à prendre au conditionnel)</em>  ou encore d’un adjectif grec exprimant la qualification de carnassier. Sauval, dans les Antiquités de Paris, avance la théorie suivante : <strong>un clerc nommé Borel</strong> avait ordre de pendre tous les voleurs du canton, charge liée au fief de Bellencombre qu’il aurait obtenu en 1260. Il aurait laissé son nom à la profession.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Comment et qui devenait bourreau ?</h2>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img title="La mort et sa faux" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/bourreau/mort-faux.jpg" alt="La mort ou l'ankou" width="150" height="284" /><p class="wp-caption-text">La Mort - Arcane 13 du tarot de Marseille</p></div>
<p style="text-align: justify;">Avec <strong>l’acceptation de la peine de mort</strong> par la population, la nécessité de recourir à une personne dédiée à l&#8217;<strong>exécution capitale</strong> devient de plus en plus pressante.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement en place a vite compris l’importance et la fascination que le pouvoir de <strong>&laquo;&nbsp;dire la mort&nbsp;&raquo;</strong> exerçait sur le peuple. Les exécutions sont rares mais grandioses, rendant le spectacle de la mort en un moment impressionnant pour le public.<br />
Il n’était pas rare de voir, en guise de rebondissement, la <strong>peine de mort annulée</strong> avec des lettres de rémission (sous Charles X, 57% des peines de mort sont annulées par ce procédé), car <strong>&laquo;&nbsp;dire la vie&nbsp;&raquo;</strong> est également signe de pouvoir immense, à l’instar du <strong>Pouvoir Divin</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au 16<sup>ème</sup> siècle, la peine de mort est entrée dans la vie quotidienne et les exécutions sont devenues beaucoup plus fréquentes. <strong>La main d’œuvre manque cruellement</strong> et trouver des bourreaux devient difficile. N’importe qui pouvait devenir bourreau en proposant ses services. <strong>Les premiers exécuteurs</strong> étaient occasionnels et exerçaient <strong>un autre métier</strong>, comme les tanneurs, bourreliers et équarisseurs. Il arrivait que la justice recrutait elle-même ses bourreaux : elle imposait à un criminel de choisir entre sa sentence et la grâce en devenant lui-même bourreau. Certains acceptaient mais beaucoup refusaient, de part la <strong>répulsion</strong> que provoquait cette profession.</p>
<p style="text-align: justify;">Le bourreau pouvait également être un condamné auquel on proposait un marché. A titre d’exemple, un nommé Dupré dit la Jeunesse, destiné aux galères, devient <strong>bourreau officiel</strong> de Bordeaux en échange de  sa <strong>libération</strong>. (Affaire jugée le 13 avril 1674).</p>
<p style="text-align: justify;">Le bourreau est un <strong>officier de justice</strong>. Il achète donc son office et est nommé par des lettres de provisions, scellées par la chancellerie ou le seigneur. Ces <strong>lettres étaient jetées sous une table</strong> : le bourreau devait s’abaisser pour les ramasser (pour s’abaisser devant la Justice ? pour éviter tout contact physique avec lui ? Cela reste un mystère). Il bénéficie donc d&#8217;un <strong>statut officiel</strong>, surtout dans les grandes villes,  jusqu&#8217;en 1789.</p>
<p style="text-align: justify;">Les bourreaux devenant de plus en plus nombreux et surtout isolés, <strong>des corporations se mettent en place</strong>. Chaque bourreau menbre pouvait vendre son office ou de transmettre sa responsabilité à un héritier.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le métier de bourreau</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans les faits, les documents sur le recrutement, le statut ou l&#8217;apprentissage des bourreaux sont rares. L’apprentissage du métier était oral et se transmettait de génération en génération.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img title="Le pendu du tarot de Marseille" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/bourreau/bourreau-pendu.jpg" alt="Le pendu du tarot de Marseille" width="150" height="290" /><p class="wp-caption-text">Le Pendu - Arcane 12 du tarot de Marseille</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le maître mot de <strong>l’apprentissage du métier</strong> de bourreau restait <strong>le spectacle</strong>. L’exécution du supplicié devait être extraordinaire pour « amuser » le public, <strong>la mise en scène</strong> était obligatoire. Le bourreau devait agir avec art et finesse.<br />
<strong><em>Malheur à celui qui suppliciait mal ou qui n’amusait pas le peuple !</em></strong><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">Sous l’Ancien Régime, après sa nomination, le bourreau reçoit ses <strong>&laquo;&nbsp;instruments&nbsp;&raquo;</strong> : hache, poids, corde, empaleur, brodequins, pilori… L&#8217;une de ses responsabilité est de les entretenir et d’en prendre soin.</p>
<p style="text-align: justify;">Le terme de <strong>&laquo;&nbsp;bourreau&nbsp;&raquo;</strong> est peu apprécié par ailleurs. Un arrêt de 1787 le transforme en <strong>&laquo;&nbsp;Maître des hautes et basses œuvres&nbsp;&raquo;</strong> (Versailles, arrêt du 12 janvier 1787 qui défend de donner le nom de bourreaux aux exécuteurs de haute justice), mais cet arrêt ne fut jamais appliqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Le &laquo;&nbsp;bourreau&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Maître des hautes et basses œuvres&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;exécuteur de la haute et basse-justice&nbsp;&raquo; a donc la charge de faire appliquer la sentence prononcée par la justice. Pour cela, il tient à la disposition du supplicié tout un arsenal de méthodes <strong>plus douloureuses</strong> les unes que les autres. De l’empalement, en passant par l’écartèlement, la pendaison ou le supplice de la roue, la <strong>mort reste cruelle</strong>, violente et extrêmement douloureuse jusqu’à la <strong>fin du 15<sup>ème</sup> siècle.</strong> Par la suite, le bourreau commence à <strong>étrangler discrètement</strong> ses victimes avant de lui asséner les coups les plus douloureux et mortels.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec l’invention de <strong>la guillotine</strong>, la mort devient <strong>universelle</strong> : les nobles comme les roturiers ont droit au même traitement et se trouvent égaux devant la mort. Elle est également plus rapide et moins douloureuse pour le supplicié.</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img title="Une grille d'oubliette" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/bourreau/bourreau-grille.jpg" alt="Une grille d'oubliette" width="300" height="200" /><p class="wp-caption-text">Une grille d&#39;oubliette</p></div>
<p style="text-align: justify;">Sans être le geôlier du condamné, le bourreau mène l’exécution du début à la fin, s’occupant également de la logistique y attenant : il <strong>dresse son échafaud</strong>, après avoir réglé les nombreux litiges avec le charpentier qui refusait la plupart du temps de travailler avec lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois les problèmes résolus, il pouvait enfin appliquer la sentence au condamné, mais jamais le dimanche ni les jours fériés et jour de fête. Il arrivait également qu’une <strong>célibataire</strong> se déclare pour demander à <strong>épouser le condamné</strong> : celui-ci était alors gracié, mais cette rédemption restait exceptionnelle.<br />
Une fois l’exécution faite, <strong>il nettoyait les lieux</strong> et transportait le corps au cimetière la nuit pour éviter le peuple qui le trouvait inhumain.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La vie quotidienne du bourreau</h2>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le bourreau n’a pas un métier facile : de part son statut ambigu, sa proximité avec la douleur et la mort, il est <strong>très mal perçu</strong> par la population, tiraillé entre des sentiments de dégoût, de haine ou de  fascination et d’adulation. Personne ne veut vivre à ses côtés et il habite généralement dans une <strong>maison propre à sa fonction</strong>, la plupart du temps sur la place où il officie (à Paris, le bourreau ne peut demeurer dans la ville à moins que ce ne soit dans la maison du Pilory – arrêt du Parlement de Paris du 31/08/1709).</p>
<p style="text-align: justify;">Il a donc du mal à trouver une épouse, des témoins, des  parrains ou des marraines pour ses enfants. Avec <strong>l’apparition des corporations</strong> naissent les <strong>dynasties de bourreaux</strong> : on se marie entre familles du même corps de métier, les bourreaux trouvent des confrères pour <strong>se soutenir</strong> et sortir de la solitude. La famille la plus connue des bourreaux se nomme <strong>les Sanson</strong>, dont 7 générations d’exécuteurs se succédèrent pendant deux siècles.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’il n’officie pas sur l’échafaud, le bourreau effectue le plus souvent des <strong>travaux d’intérêts généraux</strong> : il nettoie les égouts, chasse les chiens et les cochons errant, joue le rôle d’équarisseur ou exerce sa profession première.</p>
<p style="text-align: justify;">Le bourreau devait se différencier, sous peine d’emprisonnement, des autres personnes en portant des <strong>signes distinctifs</strong> : petit bâton à la ceinture, bout de tissu vif accroché à sa manche gauche… Ces signes variaient selon les régions et il <strong>pouvait les enlever</strong> pour aller communier, l’Eglise le considérant comme <strong>un chrétien à part entière</strong>. A ce titre, il a droit à la messe et à la sépulture.<br />
Lors des exécutions, il porte un <strong>habit rouge ou aux couleurs de la cité</strong>. Ces signes distinctifs disparaissent avec la Révolution, époque où il put s’habiller comme un bourgeois.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le droit de havage</h3>
<p style="text-align: justify;">Le bourreau avait également du mal à se procurer de la nourriture ou des biens divers : les <strong>marchands refusaient de lui vendre</strong> des vivres. Le <strong>droit de havage</strong> fut donc mis en place, qui permettait au bourreau de <strong>se servir en pain, fruits, viande et autre vivres</strong>, mais sans les toucher : il s’aide d’une écuelle ou d’une grande cuillère.</p>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>pain</strong> qui lui était destiné était <strong>posé à l’envers ou marqué</strong> d’un signe distinctif, pour qu’il ne touche pas les autres et réciproquement. Les famines à répétition et la pauvreté quasi-permanente font de cette pratique un droit inégal pour le reste de la population, si bien qu&#8217;en 1775, le droit de havage est suspendu (Arrêt du conseil qui &laquo;&nbsp;suspend la perception … et supprime les droits que les exécuteurs de haute-justice étaient dans l’usage de perçevoir, soit en nature, soit en argent, sur les laboureurs et autres personnes qui apportent des grands et farines dans les villes et marchés&nbsp;&raquo; – Versailles, le 3 juin 1775).</p>
<h2 style="text-align: justify;">Quelques bourreaux célèbres</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Armoiries des Sanson" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/bourreau/blason-sanson.jpg" alt="Blason des Sanson" width="200" height="187" /><p class="wp-caption-text">Les armes des Sanson</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Capeluche :</strong> Au 15<sup>ème</sup> siècle, Capeluche est boucher devant le Châtelet. Il propose ses services au Roi qui accepte et le fait bourreau officiel de Paris. Homme cruel et extrêmement méchant, il se rendit célèbre par ses exécutions et surtout par ses excès. Jean sans Peur, duc de Bourgogne, las de son insolence et de sa cruauté, le fit décapiter en 1418 ou 1419.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La Famille Sanson :</strong> la plus célèbre des dynasties de bourreaux, dans laquelle se succédèrent pas moins de 7 générations d’exécuteur, de Charles Sanson de Longval au 17<sup>ème</sup> siècle à Henri-Clément Sanson en 1847.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marcel Chevalier :</strong> le dernier bourreau de France. Ce métier s’éteignit avec l’abolition de la peine capitale, le 9 octobre 1981.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Et les femmes bourreaux ?</h2>
<p style="text-align: justify;">La question que l’on pourrait se poser est la suivante : y-a-t’il eu des femmes bourreaux ?</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, le métier de bourreau est à la base un <strong>métier d’homme</strong> : il nécessite de la force physique et une certaine force morale pour (arriver à faire son métier).</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse est oui : l’arrêt de Saint Louis qui ordonne que des femmes condamnées doivent être exécutées par des femmes (bourreaux de même sexe que le condamné) en est la preuve.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&#8217;anecdote, la seule trace d’une <strong>femme bourreau</strong> apparaît à Lyon en 1747. La servante d’un bourreau trouve étrange que ce dernier, célibataire, refuse ses avances. Celle-ci le dénonce à la police qui le jette en prison et lui <strong>ôte ses vêtements</strong> : la surprise est de taille car le bourreau se trouve être une femme ! Après s&#8217;être expliquée, elle avoua avoir eu <strong>du plaisir à regarder un bourreau exercer</strong> et voulut le devenir à son tour.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa sentence fut la <strong>prison a vie</strong> mais elle fut libérée rapidement car <strong>un laquais la demanda en mariage</strong> 10 mois plus tard.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Bibliographie</h2>
<ul>
<li>BRILLON, Pierre Jacques. <em>Dictionnaire des arrêts, ou jurisprudence universelle des parlements de France et autres tribunaux&#8230;</em> Nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée. Paris : chez Guillaume Cavelier, 1727. 6 vol. ; in-folio</li>
<li>DIDEROT, Denis. <em>Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une Société de gens de lettre, mis en ordre par Diderot ; et quant à la partie mathématique par d’Alembert, avec les planches, les supplements et la table analytique et raisonné des matières</em>. Paris : [s.n.], 1751-1780. 35 vol. ; in-2°</li>
<li>JOURDAN, Athanase-Jean-Léger et al. <em>Recueil général des anciennes lois françaises, depuis l&#8217;an 420 jusqu&#8217;à la Révolution de 1789 : contenant la notice des principaux monumens des Mérovingiens, des Carlovingiens et des Capétiens, et le texte des ordonnances, édits, déclarations, lettres patentes, règlemens,&#8230; de la troisième race, qui ne sont pas abrogés, ou qui peuvent servir, soit à l&#8217;interprétation, soit à l&#8217;histoire du droit public et privé&#8230;</em> Paris : Belin-Leprieur ; Plon, 1821-1833. 29 vol. dont 1 de table ; in-8°</li>
<li>ROCHELANDET, Brigitte. <em>Autour de la mort : le bourreau</em>, conférence du 15 mars 2009, Dole. Dans le cadre de l’Université Ouverte de Franche-Comté, notes personnelles.</li>
<li>SANSON, Henri-Clément. <em>Sept générations d&#8217;exécuteurs, 1688-1847 : mémoires des Sanson</em>. Paris : Dupray de La Mahérie, 1862-1863. 6 vol. ; in-8</li>
<li>SAUVAL, Henri. <em>Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris</em>. Paris : C. Moette ; J. Chardon, 1724. 3 vol. ; in-folio</li>
</ul>
<h2>Conseil de lecture</h2>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2840964171?ie=UTF8&#038;tag=educanin-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2840964171" target="_blank"><img alt="Métiers oubliés de Paris" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/livres/livre-metiers.jpg" title="Métiers oubliés de Paris" class="alignleft" width="150" height="186" /></a></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2840964171?ie=UTF8&#038;tag=educanin-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2840964171" target="_blank">Métiers oubliés de Paris</a>
<p>Par Laurence Berrouet et Gilles Laurendon</p>
<p>Aux éditions Parigramme</p>
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		<title>Le chien en héraldique</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Aug 2010 19:58:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Généalogie]]></category>
		<category><![CDATA[Héraldique]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur un blason on peut trouver des formes géométriques, des objets et aussi des animaux.
Animaux sauvages et animaux domestiques ont servi à la distinction des familles nobles ou non nobles. Le chien figure ainsi en bonne place sur de nombreux blasons.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Le chien dans l’héraldique</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 149px"><img title="Couple au Moyen âge" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/blasons/blason-levrier.jpg" alt="Lévrier au collier rouge" width="139" height="200" /><p class="wp-caption-text">Lévrier au collier rougePhoto d</p></div>
<p>L’<strong>héraldique</strong> est science relative au blason. Le<strong> blason</strong> correspond à l’ensemble des signes distinctifs et des emblèmes d’<strong>une famille</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur un blason on peut trouver des formes géométriques, des objets et aussi des animaux.<br />
Animaux sauvages et animaux domestiques ont servi à la distinction des familles nobles ou non nobles. Le chien figure ainsi en bonne place sur de nombreux blasons.</p>
<p style="text-align: justify;">Foi, amitié, fidélité, obéissance, courage et ardeur sont quelques adjectifs qui qualifient le <strong>chien en héraldique</strong>. En matière de symbolisme, il est intéressant de noter que sur les tombeaux du Moyen-âge, un chien couché aux pieds d’une épouse représentait sa fidélité. Un chevalier qui avait un griffon à ses pieds était reconnu quant à lui pour son courage.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chiens sur un blason sont représentés de profil et peuvent être <strong>passants</strong> (tête tournée vers la gauche, trois pattes au sol et une patte antérieure levée, le plus souvent la droite), <strong>courants</strong> (quatre pattes levées), couchés ou assis.<br />
Quand ils sont en binôme, ils sont le plus souvent <strong>affrontés</strong>, les chiens se font alors face.</p>
<p style="text-align: justify;">Une distinction est faite dans les positions que prend le chien en fonction de la race représentée. Deux races de chiens sont utilisées en armoiries, <strong>le lévrier</strong>, très souvent muni d’un collier avec un anneau et <strong>le braque</strong>, qui était dessiné oreilles pendantes. Le choix pour l’une ou l’autre des races <strong>semble varier</strong> au cours de l’Histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi le lévrier pourra être passant et marchant comme la représentation du léopard (un lion marchant vers la gauche, dont la tête regarde le lecteur) ou rampant (de profil, debout, dressé sur la patte postérieure gauche et levant la patte antérieure droite) et debout (dressé sur les pattes postérieures) comme la représentation du lion.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Descriptions de blasons avec des chiens</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Blason DE NERY" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/blasons/levrier.jpg" alt="Lévrier dans un blason" width="200" height="223" /><p class="wp-caption-text">Lévrier dans un blason</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>BERNAGE</strong> : d’argent (blanc) à trois levrettes courantes de sable (noir)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>DE NERY</strong> (en Italie) : de sable (noir) au lévrier rampant d’argent (blanc) accolé de gueules (qui a un collier de couleur rouge)</p>
<p style="text-align: justify;">La présence d’un chien sur un blason pouvait aussi être en rapport avec le nom de la famille ou une attributuion de celle-ci. On qualifie alors ce type d’armoirie d’armoiries parlantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BRUYANT DES ISLES</strong>, Chevalier de la célèbre Table Ronde : de sable (noir) à un chien courant d’argent (blanc), armé de gueules (les griffes du chien sont rouges).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette armoirie est considérée comme parlante en raison du <strong>bruit</strong> que font les chiens à la poursuite d’un gibier dans les bois à la chasse.</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><img title="Blason des Brachet-Peruse" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/blasons/braque3.jpg" alt="Braque dans un blason" width="200" height="224" /><p class="wp-caption-text">Braque dans un blason</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>BRACHET-PERUSE</strong> : de gueules (rouge), à trois chiens braques couchés d’argent (blanc). Le choix du <strong>braque</strong> est associé à la <strong>consonance</strong> du nom.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui encore on retrouve le chien sur de nombreux produits en tant que logo et reconnaissance visuelle d’une marque.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi deux scottish terriers, un blanc et un noir, figurent depuis 1884 sur une bouteille de scotch whisky (à consommer avec modération) .</p>
<p style="text-align: justify;">Plus récemment, un chien stylisé, toutes dents dehors, se retrouve sur l’étiquette d’une boisson énergisante, symbole d’une future ardeur retrouvée ?<br />
Nous pouvons également citer le jack russell écoutant « La voix de son maître », peut-être pour la fidélité du son restitué…</p>
<p style="text-align: justify;">Article co-écrit avec Aline Aublé, animatrice du site web <a href="http://www.lecture-au-naturel.fr" target="_blank">www.lecture-au-naturel.fr</a></p>
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li>O&#8217;KELLY DE GALWAY, Alphonse-Charles-Albert. <em>Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason : origine des emblèmes et des symboles héraldiques</em>. Bergerac : impr. de J. Castanet, 1901. 1 vol. (480 p.) : ill. ; gr. in-8</li>
<li>PALLIOT, Pierre. <em>La vraye et parfaire science des armoiries</em>. Paris, 1660.</li>
<li>RACINET, M.A. <em>Le costume historique</em>. Paris : Librairie de Firmin-Didot et cie, 1888.</li>
<li>THIEBAUD, Jean-Marie. <em>Dictionnaire des termes du Blason</em>. Besançon : Cêtre, 1994.</li>
<li>VULSON DE LA COLOMBIERE, Marc de. <em>La Science héroïque</em>. Paris : chez Sébastien Cramoisy, 1644. in-fol.</li>
</ul>
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