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	<title>Coutumes et Traditions</title>
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	<description>Vos ancêtres au cours des années 1600 et 1700</description>
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		<title>Le serrurier</title>
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		<comments>http://www.coutumes-et-traditions.fr/vieux-metiers/le-serrurier/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 11:54:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autour du métal]]></category>
		<category><![CDATA[Vieux métiers]]></category>

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		<description><![CDATA[Description du métier de serrurier
<p style="text-align: justify;">Le métier de serrurier ne se limitait pas à la fabrication de clés ou de serrures. De part ses compétences métallurgiques, il était capable de forger et de réaliser des [<a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vieux-metiers/le-serrurier/">Lire la suite</a>]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Description du métier de serrurier</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le métier de serrurier</strong> ne se limitait pas à la fabrication de clés ou de serrures. De part ses compétences métallurgiques, il était <strong>capable de forger</strong> et de réaliser des ouvrages beaucoup plus imposants. De manière non exhaustive, nous pourrions citer :</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Frappe de Porte" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/serrurier/frappe-de-porte.jpg" alt="une réalisation de serrurier" width="200" height="267" /><p class="wp-caption-text">L&#39;une des réalisations d&#39;un serrurier</p></div>
<ul>
<li>Les ouvrages en fer servant à la solidité des bâtiments (fermes, potences, charpentes…)</li>
<li>Les grilles, balcons et autres réalisations servant à la sûreté des bâtiments et de ses habitants</li>
<li>Les essieux, ressorts de voitures et équipages</li>
<li>Les sonnettes et les accessoires (renvois, fils, poignées&#8230;)</li>
<li>Les objets de décoration et d&#8217;ornementation (dessus de grilles, ferronnerie d’art&#8230;)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Et bien entendu, <strong>toutes sortes de serrures</strong> pour la fermeture des maisons, portes, coffres,armoires ou objets en tous genres.</p>
<p style="text-align: justify;">Par l’appellation de serrurier se cache donc <strong>un métallier, un ferronnier d’art et un chaudronnier</strong> (dans sa définition contemporaine). Par ailleurs, la plupart des entreprises métallurgiques de notre époque sont souvent dénommée <strong>chaudronnerie et serrurerie industrielle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il existait également des <strong>« serruriers en cuivre »</strong>, appelés aussi boîtiers, car ils confectionnaient plus particulièrement des petites serrures et boites pour les meubles et objets en tous genres.</p>
<h2>Statuts &#8211; historique</h2>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><img title="Travestissement du XVIIIème d'après Valck" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/serrurier/serrurier.jpg" alt="Habit de Serrurier. " width="250" height="345" /><p class="wp-caption-text">Travestissement du XVIIIème siècle - Habit de serrurier</p></div>
<p style="text-align: justify;">L’art de travailler le fer est <strong>millénaire</strong> et les hommes ont très vite appris à maitriser et à travailler cette matière à la fois <strong>malléable à haute température</strong> et solide une fois refroidie.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons retrouver quelques traces des <strong>statuts des serruriers</strong> dans le livre des métiers d’Etienne Boileau, datant du XIIIe siècle. Dans cet ouvrage, Boileau en donne <strong>les 9 articles</strong>, dont le dernier stipulait que « Li Serreurier ne doivent rien de chose qu’il vende ou achete, apartenant a son mestier » ce qui signifiait que le serrurier <strong>ne payait pas d’impôts</strong> ni de taxes sur leur travail réalisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce statut est d’ailleurs repris et confirmé par Charles VI dans des lettres datant de fin 1411, dont voici un extrait.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Lettres de Charles VI qui portent que les Serruriers de Paris, continueront d’être exempts de droits d’Aides, sur les marchandises concernant leur métiers, qu’ils acheterons et qu’ils vendrons.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Charles, &amp;c. Savoir faisons à tous presens &amp; avenir… Savoir faisons que l’an de grace mil CCCC &amp; unze, le Lundi XXIe jour de Septembre, à la requête de Pierre Dauslun, Serrurier, demourant à Paris, seisme extraire de certain Registre ancien transcript ès Registres de la Court du Chastellet de Paris, pieça fait sur le mestier des Serruriers de ladictte Ville, certaine clause contenue oudit ancien Registre, de laquelle la teneur s’ensuit.<br />
Les Serruriers ne doivent riens de chose qu’ils vendent ne achetent, appartenante à leur metier.<br />
En temoing de ce, nous avons fais mettre à ce présent Extrait le Séel de ladicte Prévoté de Paris. Ce fut fait l’an &amp; le jour de Lundi dessusdit…</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’une des règles du travail de serrurier lui <strong>interdisait de travailler de nuit</strong>, pour cause de faible éclairage ainsi que des <strong>soupçons</strong> qu’il pouvait éveiller, dû à l’aspect « sécuritaire » de son métier. Une autre, fondamentale, était que le serrurier <strong>ne pouvait fabriquer ou recopier une clé</strong> sans avoir la serrure correspondante sous les yeux. Cette mesure, qui peut ne pas sembler suffisamment sécuritaire, avait le mérite d’éliminer le risque de <strong>falsification</strong> ou de duplication de clé sur une empreinte que n’importe qui pouvait donner au serrurier.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’époque de Boileau, <strong>l’apprentissage du métier</strong> durait 7 ans si l’apprenti apportait la somme de 20 sous, 8 ans s’il n’apportait rien du tout. Une fois le futur serrurier formé, il devait acheter <strong>son droit d’exercer</strong> 5 sous et prêter serment avant de pouvoir « touchier au mestier » et payer 6 deniers d’impôts annuels (il s’agit d’une continuation au droit d’exercer et non pas une taxe sur ses objets fabriqués).</p>
<h2>Un savoir-faire métallurgique sans pareil</h2>
<h3>Maîtriser son foyer</h3>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><img title="Une forge" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/serrurier/forge.jpg" alt="Un foyer de forge" width="250" height="380" /><p class="wp-caption-text">Un foyer de forge - Remarquez la présence de l&#39;eau a droite du foyer</p></div>
<p style="text-align: justify;">En bon métallurgiste, le serrurier connaissait <strong>les différentes températures</strong> à donner au fer pour le rendre plus dur, le travailler facilement ou le recuire après forgeage pour le rendre moins cassant. Avoir un bon foyer était essentiel pour <strong>obtenir la température désirée</strong> et la qualité du charbon en dépendait beaucoup.</p>
<p style="text-align: justify;">Le serrurier choisissait donc <strong>son charbon en conséquence</strong>. Les mines de Newcastle en Angleterre, St-Etienne du Forez ou Moulins en France donnait de <strong>l’excellent charbon</strong>, mais se consumant très rapidement. Tout était <strong>affaire de dosage</strong> entre du charbon d’excellente qualité et de qualité moindre pour avoir une chauffe stable, performante, sans qu’il se consume trop rapidement, tout en <strong>préservant le fer</strong> de la corrosion due aux particules indésirables présentes dans le minerai.</p>
<h3>Connaître le fer</h3>
<p style="text-align: justify;">Le métier de serrurier, outre son habileté à concevoir et réaliser divers objets en métal était avant tout <strong>un métallurgiste confirmé</strong> : d’un seul coup d’œil, il pouvait déterminer la qualité des différentes barres de fer qu’il commandait auprès des marchands.</p>
<p style="text-align: justify;">Le serrurier se renseignait également sur la provenance de sa matière première. Certaines mines, comme celles de la Lorraine, produisait du métal de première qualité, tandis que les <strong>mines de Champagne et de Bourgogne</strong> produisaient un minerai plutôt cassant.</p>
<p style="text-align: justify;">Un rapide examen de la surface de la barre sortie des forges lui indiquait si le métal était <strong>doux ou dur</strong> (il parlait alors de fer « aigre ») car ces deux types de métaux ne devaient pas être travaillé ni chauffé de la même manière.<br />
Trop dur, le métal était de mauvaise qualité et se travaillait difficilement. Pour éliminer ce type de barres, le serrurier la soulevait par un bout et la <strong>jetait par terre</strong>. Si le métal était mauvais, la barre se cassait très facilement. Ce test existe encore aujourd’hui (de manière améliorée, voir anecdotes).</p>
<p style="text-align: justify;">Très fréquemment, il <strong>fendait la barre en deux</strong> pour en observer le grain et la couleur de la cassure. Ce test, infaillible pour déduire <strong>la ductilité et la fragilité</strong> d’un fer, permettait au serrurier d’attribuer une future utilisation à sa matière première : les fers doux, plus facile à travailler et moins fragiles, feront de très belles <strong>pièces de résistance</strong> tandis que les fers les plus durs serviront surtout aux <strong>pièces d’usure</strong>, très résistantes aux frottements.</p>
<h2>Quelques outils du serrurier</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Outils du serrurier" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/serrurier/outils.jpg" alt="Outils du serrurier" width="200" height="428" /><p class="wp-caption-text">Outils du serrurier</p></div>
<ul>
<li><strong>L’enclume à une ou deux bigornes</strong> : pour positionner, forger et donner la forme définitive des morceaux de métal chauffés. Les bigornes sont les pointes de l’enclume</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>La becquette plate</strong> : pince assez mince, terminée en arc de cercle, permettant de tenir et manier les pièces délicates (fig. 23)</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>L&#8217;auge de pierre</strong> : ce n’est pas un outil proprement dit, mais un récipient rempli d’eau qui était disposé à côté du foyer. L&#8217;eau servait à arroser et donc stabiliser le feu pour le garder à une température constante (ou pour l&#8217;abaisser)</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Les forêts et archers</strong> (fig 57 et 59) : pour perçer les trous. L&#8217;archet, positionné sur la poulie du forêt, permettait de le faire tourner pour usiner le métal (à la manière de la corde et du bout de bois pour allumer un feu dans Koh-Lanta !).</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>La cloutière</strong> : sorte d’étau dans lequel était fixé la tige d’une future vis. L’empreinte de la tête de la vis était obtenue par frappe d’un poinçon avec la forme désirée sur un bout de la tige.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>La langue de carpe</strong> : poinçon en forme de losange (fig. 4), utilisé pour pré-percer les trous à chaud. Le serrurier frappait sur la langue de carpe, positionné sur la métal rouge pour pratiquer une ouverture dans ce dernier afin de faciliter le travail des forêts et limes. L’avantage du perçage à chaud est que l’opération est plus rapide, mais une déformation du métal s’en suit et les trous formés ne sont pas aussi réguliers qu’un perçage à froid.</li>
</ul>
<ul>
<li>Limes de différentes grosseurs , étaux, pinces de toutes formes &#8230;</li>
</ul>
<h2>Deux anecdotes sur les serruriers</h2>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img title="Dessus de Grille" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/metiers/serrurier/grille.jpg" alt="Dessus de Grille" width="300" height="184" /><p class="wp-caption-text">Une autre réalisation : les dessus de grilles</p></div>
<p style="text-align: justify;">- En Côte d’Or, il n&#8217;y a pas si longtemps que cela, <strong>la mésange charbonnière</strong> était parfois appelée « serrurier », à cause de <strong>son cri</strong> qui ressemble au bruit désagréable d’une lime qui attaque le métal.</p>
<p style="text-align: justify;">- Le test de la barre que l’on lançait à terre existe encore de nos jours, sous une autre forme. Dénommée <strong>test de résilience, ou essai de flexion par choc</strong>, cette épreuve mécanique est très employée dans l’industrie métallurgique actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle est réalisée avec un appareil appelé <strong>Mouton de Charpy</strong> : le principe est de projeter une masse contre une éprouvette de métal et enregistrer l’effort nécessaire pour la casser. Plus le métal est dur et fragile, plus la puissance nécessaire pour briser le métal sera moindre.</p>
<h2>Iconographie</h2>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Outils : DUHAMEL DU MONCEAU, Henri-Louis. <em>Art du serrurier.</em> Extraits des planches I et III</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Habit de serrurier : SEBILLOT, Paul. <em>Légendes et curiosités des métiers. </em> Gravure p. 25 de la section du serrurier</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Photographies : porte d&#8217;une habitation de Menotey (Jura-39), foyer de la forge des Haras de Besançon (Doubs-25), grille d&#8217;entrée du château de Pierre-de-Bresse (Saône-et-Loire-71). Photos Claude Altayrac &amp; Aline Aublé</li>
</ul>
<h2>Bibliographie</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2851010972?ie=UTF8&amp;tag=educanin-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2851010972" target="_blank"><img title="L'art de la forge" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/livres/livre-forge.jpg" alt="L'art de la forge" width="150" height="211" /></a><p class="wp-caption-text">Un superbe livre sur la forge</p></div>
<ul>
<li style="text-align: justify;">BOILEAU, Etienne. <em>Les métiers et corporations de la ville de Paris : XIIIe siècle. Le livre des métiers d&#8217;Étienne Boileau / publié par René de Lespinasse et François Bonnardot&#8230;</em> Paris : Imprimerie Nationale, 1879. CLIV-420 p. : fac-sim. ; gr. in-4</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">DIDEROT, Denis. <em>Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une Société de gens de lettre, mis en ordre par Diderot ; et quant à la partie mathématique par d’Alembert, avec les planches, les supplements et la table analytique et raisonné des matières.</em> Paris : [s.n.], 1751-1780. 35 vol. ; in-2°</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">DUHAMEL DU MONCEAU, Henri-Louis. <em>Art du serrurier.</em> [s.l] : De l&#8217;impr. de L. F. Delatour, 1767. 302 p.-XLII f. de pl. ; in-folio</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">SEBILLOT, Paul. <em>Légendes et curiosités des métiers.</em> Paris : E. Flammarion DL 1894-1895, 20 parties en 1 vol. (730 p.) : ill. ; gr. in-8</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Dessiner un blason &#8211; écu moderne</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 17:52:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Généalogie]]></category>
		<category><![CDATA[Héraldique]]></category>

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		<description><![CDATA[D&#8217;où vient la forme moderne de l&#8217;écu héraldique ?
<p class="wp-caption-text">Ecus de différentes formes</p>
<p style="text-align: justify;">La forme du blason que l&#8217;on connaît aujourd&#8217;hui (plus précisément la forme de l&#8217;écu) n&#8217;a pas toujours été la même. Avant d&#8217;être [<a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/genealogie/dessiner-un-blason-ecu-moderne/">Lire la suite</a>]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>D&#8217;où vient la forme moderne de l&#8217;écu héraldique ?</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Différentes formes d'écus" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/blasons/formes_blasons.jpg" alt="Différentes formes d'écus" width="200" height="241" /><p class="wp-caption-text">Ecus de différentes formes</p></div>
<p style="text-align: justify;">La forme du blason que l&#8217;on connaît aujourd&#8217;hui (plus précisément la forme de l&#8217;écu) n&#8217;a pas toujours été la même. Avant d&#8217;être un signe distinctif et un blasonnement, l&#8217;écu du Moyen-Age servait pour la défense des combattants. Se raccourcissant au fil du temps, les premiers écus &laquo;&nbsp;héraldiques&nbsp;&raquo; ressemblaient  à une plaque de forme triangulaire (voir ci-contre). C&#8217;est la forme de <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/genealogie/dessiner-un-blason/" target="_blank">l&#8217;écu ancien</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;héraldique étant de plus en plus utilisée au fil des siècles, les blasons sont devenus de plus en plus complexes, intégrant de nouvelles figures et partitions. De manière simplifiée, tout le monde pouvait avoir son blason, à l&#8217;unique condition de ne pas avoir celui d&#8217;un autre.</p>
<p style="text-align: justify;">La pointe de l&#8217;écu étant assez effilée, mettre de nouvelles figures (appelées meubles) dans la partie inférieure de celle-ci rendaient le blason inesthétique : la surface devait être agrandie pour être agréable à regarder.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est au cours du XVIIème siècle que l&#8217;écu  pris sa forme actuelle telle que nous la connaissons, gardant toujours la même proportion que <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/genealogie/dessiner-un-blason/" target="_blank"> l&#8217;écu ancien</a> (7 parties horizontales sur 8 parties verticales).</p>
<h2>Le dessin de l&#8217;écu du XVIIème siècle en pratique</h2>
<p style="text-align: justify;">
<div class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><img title="Ecu moderne" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/blasons/petit-ecu-moderne.jpg" alt="Ecu d'un blason moderne" width="225" height="244" /><p class="wp-caption-text">Proportion de l&#39;écu moderne</p></div>
<p style="text-align: justify;">Commencez par dessiner un rectangle vertical de 7 unités par 8 unités  (par exemple, 7 cm par 8 cm : l’unité vaudra 1 cm).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les angles inférieurs, tracez deux quarts de cercle, de rayon égal à une unité (dans notre exemple, 1 cm).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le bas de votre écu, terminez la partie centrale par deux quarts de cercle de la même valeur de  rayon (1 unité, soit 1 cm dans notre exemple).</p>
<p style="text-align: justify;">Votre écu est terminé !</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Encyclopédie de Diderot et d&#8217;Alembert propose plusieurs planches montrant différentes possibilités pour dessiner un blason, en utilisant cette forme dite &laquo;&nbsp;moderne&nbsp;&raquo;. Elles peuvent être trouvées dans la section &laquo;&nbsp;Blasons&nbsp;&raquo; des volumes des planches, ainsi que dans les suppléments.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li>VIOLLET-LE-DUC. <em>Encyclopédie Médiévale</em>. Bibliothèque de l&#8217;Image, 1996.</li>
</ul>
<ul>
<li>PASTOUREAU, Michel. <em>Traité d&#8217;héraldique, 4ème édition</em>. Grands Manuels Picard, 2003.</li>
</ul>
<ul>
<li>DIDEROT, Denis. <em>Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une Société de gens de lettre, mis en ordre par Diderot ; et quant à la partie mathématique par d’Alembert, avec les planches, les supplements et la table analytique et raisonné des matières</em>. Paris : [s.n.], 1751-1780. 35 vol. ; in-2°</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Dessiner un blason &#8211; écu ancien</title>
		<link>http://www.coutumes-et-traditions.fr/genealogie/dessiner-un-blason/</link>
		<comments>http://www.coutumes-et-traditions.fr/genealogie/dessiner-un-blason/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 May 2010 20:17:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Généalogie]]></category>
		<category><![CDATA[Héraldique]]></category>

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		<description><![CDATA[Origine de la forme héraldique
<p class="wp-caption-text">Blason dans la collégiale de Dole (39-Jura)</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le bas Moyen-Age, l&#8217;écu servait à la défense des hommes à pied : en forme d&#8217;amande, sa forme était beaucoup plus haute [<a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/genealogie/dessiner-un-blason/">Lire la suite</a>]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Origine de la forme héraldique</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 255px"><img title="Blason" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/blasons/blason-dole.jpg" alt="Blason" width="245" height="200" /><p class="wp-caption-text">Blason dans la collégiale de Dole (39-Jura)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Dans le bas Moyen-Age, l&#8217;écu servait à la défense des hommes à pied : en forme d&#8217;amande, sa forme était beaucoup plus haute que large et l&#8217;extrémité de celui-ci était en forme de pointe pour pouvoir le ficher en terre et ainsi obtenir une bonne barrière protectrice.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les années 1250, la hauteur de l&#8217;écu diminue, pour ne devenir qu&#8217;un peu plus haut que large : les armures évoluent et les chevaliers à cheval se trouvent pourvus de chausses de mailles, de grèves ou de genouillères en acier. La jambe étant ainsi protégée, il n&#8217;est plus nécessaire que l&#8217;écu protecteur descende aussi bas, rendant par la même occasion son maniement beaucoup plus aisé.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est également à cette époque que le blasonnement et les écus armoriés se généralisent : la proportion de l&#8217;écu se prêtant aussi bien pour le dessin des armoiries que pour une protection efficace, elle sera donc gardée pour le dessin héraldique (7 parties de largeur pour 8 parties en hauteur).</p>
<p style="text-align: justify;">Au milieu du XIVe siècle, la diversité du blasonnement influe sur la forme de l&#8217;écu. Alors que l&#8217;écu du XII et XIIIe siècle voyait sa courbure débuter en haut de celui-ci, l&#8217;écu du XIVe siècle voit son chef (la partie haute du blason) se doter d&#8217;une partie droite, égale au quart de la hauteur totale de celui-ci.</p>
<h2>Le dessin de l&#8217;écu du XIVème siècle en pratique</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 261px"><img title="Dessiner un blason" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/blasons/geometrie-ecu.jpg" alt="Dessiner un blason" width="251" height="273" /><p class="wp-caption-text">Proportions de l&#39;écu</p></div>
<p style="text-align: justify;">Commencez par dessiner un rectangle vertical de 7 unités par 8 unités (par exemple, 7 cm par 8 cm : l&#8217;unité vaudra 1 cm).</p>
<p style="text-align: justify;">Tracez deux repères horizontaux à 2 unités du haut du rectange (dans notre exemple, 2 cm), symbolisés ici par les points A et B. C&#8217;est la partie droite de votre blason</p>
<p style="text-align: justify;">En pointant votre compas dans les points A et B, tracez deux arcs de cercle de rayon égal à la largeur de l&#8217;écu jusqu&#8217;en bas de votre rectangle.</p>
<p style="text-align: justify;">Votre écu est terminé !</p>
<p style="text-align: justify;">Il est intéressant de noter que les <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/genealogie/dessiner-un-blason-ecu-moderne/" target="_blank">écus de forme &laquo;&nbsp;moderne&nbsp;&raquo; du XVIIème et XVIIIème siècles</a>  que l&#8217;on peut trouver dans les ouvrages récents et dans l&#8217;Encyclopédie reprennent également cette proportion de 7 parties horizontales par 8 parties verticales.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li>VIOLLET-LE-DUC. <em>Encyclopédie Médiévale</em>. Bibliothèque de l&#8217;Image, 1996.</li>
</ul>
<ul>
<li>PASTOUREAU, Michel. <em>Traité d&#8217;héraldique, 4ème édition</em>. Grands Manuels Picard, 2003.</li>
</ul>
<ul>
<li>DIDEROT, Denis. <em>Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une Société de gens de lettre, mis en ordre par Diderot ; et quant à la partie mathématique par d’Alembert, avec les planches, les supplements et la table analytique et raisonné des matières</em>. Paris : [s.n.], 1751-1780. 35 vol. ; in-2°</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Le bain de Ninon de Lenclos</title>
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		<pubDate>Sun, 09 May 2010 15:21:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Vivre autrefois]]></category>

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		<description><![CDATA[Une recette de beauté
<p class="wp-caption-text">Anne dite Ninon de Lenclos</p>
<p style="text-align: justify;">Anne de L&#8217;Enclos, dite Ninon de Lenclos (1616-1706), était l&#8217;une des courtisanes les plus en vue au XVIIe siècle et jouissait de la réputation d&#8217; avoir [<a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/le-bain-de-ninon-de-lenclos/">Lire la suite</a>]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Une recette de beauté</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Ninon de Lenclos" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/quotidien/ninon-de-lenclos/ninon.jpg" alt="Anne de Lenclos dite Ninon de Lenclos" width="200" height="265" /><p class="wp-caption-text">Anne dite Ninon de Lenclos</p></div>
<p style="text-align: justify;">Anne de L&#8217;Enclos, dite Ninon de Lenclos (1616-1706), était l&#8217;une des courtisanes les plus en vue au XVIIe siècle et jouissait de la réputation d&#8217; avoir eu un grand nombre d&#8217;amants.</p>
<p style="text-align: justify;">Belle, cultivée, libertine et femme de lettres, elle réunissait dans son salon les plus grands noms de la société qui partageaient les mêmes idées libertines et morales. Appréciée par Mme de Maintenon, Mme de La Sablière et Mme de La Fayette, Ninon de Lenclos était également célèbre pour ses recettes de beauté et son amour des bains parfumés.</p>
<p><strong>Voici l&#8217;une d&#8217;entre elle, qui vous donnera une peau douce et parfumée à la sortie de votre bain :</strong></p>
<p>Faites fondre 2 cuillères à soupe de miel dans un litre de lait chaud.</p>
<p>Versez le tout dans l&#8217;eau du bain avec 5 poignées de gros sel.</p>
<p>Petit conseil supplémentaire : diluez une dizaine de gouttes d&#8217;huile essentielle de votre choix dans le miel avant de le mélanger avec du lait.</p>
<h2>Iconographie</h2>
<ul>
<li>Dayot, Armand. <em>Le Vertige de la beauté. 72 compositions de Charles Jouas, gravées sur bois par Eugène Dété</em>. 1906. Gravure de Ninon de Lenclos page 30.</li>
</ul>
<h2>Bibliographie</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 106px"><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2848993847?ie=UTF8&amp;tag=educacanin-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2848993847" target="_blank"><img class=" " title="Le Miel Malin" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/quotidien/ninon-de-lenclos/miel-malin.jpg" alt="Le Miel Malin" width="96" height="160" /></a><p class="wp-caption-text">Lefiel-Delcourt, Alix. Le miel malin</p></div>
<ul>
<li>Lefief-Delcourt, Alix. <em>Le Miel Malin</em>. Leduc.S Edition, 2010</li>
<li><em>Dictionnaire le Petit Robert 2. Noms propres</em></li>
<li>Mirecourt, Eugène de. <em>Mémoires de Ninon de Lenclos</em>. [s.n], 1878.</li>
<li>Douxmesnil. <em>Mémoires pour servir à l&#8217;histoire de la vie de Mademoiselle de L&#8217;Enclos</em>. Paris, 1908</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Quelques prénoms inhabituels</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 19:44:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Vivre autrefois]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quelques prénoms rencontrés ça et là au détour de dépouillements généalogiques. Ils pourront vous servir d&#8217;exemple pour donner un nom à votre petit dernier à venir ! Les prénoms anciens sont à la mode parait-il &#8230;</p>
Pour [<a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/quelques-prenoms-inhabituels/">Lire la suite</a>]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques prénoms rencontrés ça et là au détour de dépouillements généalogiques. Ils pourront vous servir d&#8217;exemple pour donner un nom à votre petit dernier à venir ! Les prénoms anciens sont à la mode parait-il &#8230;</p>
<h2>Pour les garçons</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><img title="Statue de Saint-Just" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/quotidien/prenoms/saint-just.jpg" alt="Statue de Saint-Just" width="250" height="513" /><p class="wp-caption-text">Statue de Saint-Just</p></div>
<ul>
<li>Calixte</li>
<li>Josse</li>
<li>Judeo</li>
<li>Jehan</li>
<li>Pasquer</li>
<li>Andrieu</li>
<li>Baltazar</li>
<li>Amand</li>
<li>Pacque</li>
<li>Quinte</li>
<li>Amboise</li>
<li>Helie</li>
<li>Ysac</li>
<li>Humbert</li>
<li>Aubert</li>
<li>Absalon</li>
<li>Refroy</li>
<li>Vinchant</li>
<li>Nicaise</li>
<li>Gaspar</li>
<li>Just</li>
</ul>
<h2>Pour les filles</h2>
<ul>
<li>Pacquette</li>
<li>Jehanne</li>
<li>Glaudinne</li>
<li>Pierronne</li>
<li>Aldegonde</li>
<li>Appollone</li>
<li>Gillette</li>
<li>Reine</li>
<li>Egide</li>
<li>Roze</li>
<li>Audegonne</li>
<li>Betremine</li>
<li>Scolastique</li>
<li>Perette</li>
<li>Roberte</li>
<li>Isabeau</li>
<li>Magdeleine</li>
<li>Thomasse</li>
<li>Julienne</li>
</ul>
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		<title>1762 &#8211; Les déboires de Rousseau</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 07:09:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[1760-1764]]></category>
		<category><![CDATA[Années par années]]></category>

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		<description><![CDATA[

1761 ««
Retour en 1762
»» 1763



<p class="wp-caption-text">Jean-Jacques ROUSSEAU</p>
<p style="text-align: justify;">Le XVIIIème siècle, considéré comme celui des Lumières et des philosophes éclairés, était encore bien critique sur certains livres novateurs, certainement trop pour l&#8217;époque.</p>
<p style="text-align: justify;">&#171;&#160;Emile, ou de [<a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/annees-par-annees/1762-les-deboires-de-rousseau/">Lire la suite</a>]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table style="width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: left;">1761 ««</a></td>
<td style="text-align: center;"><a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/lannee-1762-en-france/">Retour en 1762</a></td>
<td style="text-align: right;">»» 1763</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Jean-Jacques ROUSSEAU" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1762/rousseau.jpg" alt="Jean-Jacques Rousseau" width="200" height="291" /><p class="wp-caption-text">Jean-Jacques ROUSSEAU</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le XVIIIème siècle, considéré comme celui des Lumières et des philosophes éclairés, était encore bien critique sur certains livres novateurs, certainement trop pour l&#8217;époque.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Emile, ou de l&#8217;éducation&nbsp;&raquo;</em>, un livre décrit comme voulant être un idéal pour l&#8217;éducation des enfants et adolescents, en a fait les frais. En voici quelques anecdotes et critiques retrouvées dans les journaux de cette année.</p>
<p style="text-align: justify;">Courant avril-mai 1762, Jean-Jacques Rousseau écrit son &laquo;&nbsp;<em>Emile&nbsp;&raquo;</em>, ouvrage contenant quelques idées révolutionnaires pour l&#8217;époque, surtout d&#8217;un point de vue politique et religieux. Ce livre, comme nous pourrions le dire aujourd&#8217;hui, a fait un véritable buzz, mais dans le mauvais sens du terme, provoquant la colère du pouvoir en place et l&#8217;exil de Jean-Jacques Rousseau pendant plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;">Fin mai 1762, donc peu de temps après sa sortie, le livre commence a être vivement critiqué, mal compris et &laquo;&nbsp;<em>fera de la peine à son auteur&nbsp;&raquo;</em>, aux dires des journaux de l&#8217;époque<sup>(1)</sup>. Une pression supplémentaire se fait sentir de par le fait que l&#8217;Eglise et la Royauté signifient également leur désaccord avec son contenu.</p>
<p style="text-align: justify;">Rousseau se défend en argumentant que ce livre, non terminé, a été imprimé tel quel et sans son consentement. Quoi qu&#8217;il en soit, le mal est fait et Rousseau doit fuir la France, pour éviter le décret de prise de corps <sup>(2)</sup> qu&#8217;a prononcé contre lui le Procureur Général de Paris en date du 9 juin 1762.</p>
<p style="text-align: justify;">Personne ne sait ou Rousseau se trouve mais il continue d&#8217;écrire et de défendre ses ouvrages. Certains le disent en Angleterre, d&#8217;autres sous la protection de ses amis. Personne ne sais réellement ou celui-ci s&#8217;est exilé.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, Rousseau s&#8217;est tout simplement réfugié dans sa Suisse natale, dans le petit village de Moitié-Travers, près de Neuchatel, ou il observe, bien impuissant, l&#8217;autodafé de son <em>&laquo;&nbsp;Emile&nbsp;&raquo;</em>, interdit en France, en Suisse et en Hollande.</p>
<p style="text-align: justify;">Une phrase peut très bien résumer l&#8217;année 1762 pour Rousseau : <em>&laquo;&nbsp;Peu d&#8217;auteurs se sont attirés une proscription aussi illustre&nbsp;&raquo;</em>. (Mémoires secrets du 2 août).</p>
<h2 style="text-align: justify;">Problèmes de Spam ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Ce livre fait tellement de bruit que son auteur fut l&#8217;une des premières victimes du courrier non sollicité, bien que le courrier électronique n&#8217;existait pas encore : Jean-Jacques Rousseau s&#8217;est donc fait spammer ! Voici ce qu&#8217;on peut lire dans le Mercure de France d&#8217;avril 1762 : <em>&laquo;&nbsp;Jean-Jacques Rousseau, citoyen de Genève, prie MM. les Auteurs de ne  plus lui envoyer leurs ouvrages, surtout par la poste &amp; Messieurs  les Beaux-Esprits de ne lui plus écrire de Lettres de compliment, même  affranchies, n&#8217;étant pas en état de payer tant de ports, ni de répondre à tant de lettres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<h2 style="text-align: justify;">Bibliographie</h2>
<ul>
<li><em>Mercure de France, dédié au Roi</em>. Avril à Octobre 1762.</li>
<li>Bachaumont. <em>Mémoires secrets pour servir à l&#8217;histoire de la République des lettres en France</em>, Tome 1, année 1762-1763. A Londres : Chez John Adamson, 1784.</li>
<li>Ferrière, Claude-Joseph de. <em>Dictionnaire de Droit et de pratique contenant l&#8217;explication des termes de droit&#8230;</em> A Paris chez la veuve Brunet, 1769.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Iconographie</h2>
<ul>
<li>Rousseau, Jean-Jacques.<em>Collection complette des oeuvres de J.-J. Rousseau</em>. Londres : [s.n.], 1774-1783. 12 vol. ; in 4°</li>
</ul>
<hr />
<p style="font-size: 10px;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="font-size: 10px;">1.  Mémoires secrets pour servir&#8230; , 26 mai 1762.</p>
<p style="font-size: 10px;">2. &laquo;&nbsp;Le  décret de prise de corps est un jugement que le Juge rend quand, par les  charges et informations il lui apparaît qu&#8217;il s&#8217;agit de crimes sujets à  punition corporelle ; auquel cas il ordonne que l&#8217;accusé sera pris et  conduit dans les prisons, et ce décret emporte interdiction. &nbsp;&raquo; Extrait  du Dictionnaire de Droit et de pratique, 1769. Cette  définition correspond à notre mandat d&#8217;arrêt actuel.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Incendie de la Foire St-Germain &#8211; 16 mars 1762</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Apr 2010 20:12:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[1760-1764]]></category>
		<category><![CDATA[Années par années]]></category>

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		<description><![CDATA[

1761 ««
Retour en 1762
»» 1763



<p style="text-align: justify;">La Foire Saint-Germain, lieu où l&#8217;on pouvait voir divers spectacles de rue, danseurs, marionnettistes, des &#171;&#160;singularités de diverses sortes&#160;&#187;, mais aussi quelques marchands merciers, de dragées ou de poupées a [<a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/annees-par-annees/incendie-de-la-foire-st-germain-16-mars-1762/">Lire la suite</a>]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table style="width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: left;">1761 ««</td>
<td style="text-align: center;"><a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/lannee-1762-en-france/">Retour en 1762</a></td>
<td style="text-align: right;">»» 1763</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">La <strong>Foire Saint-Germain</strong>, lieu où l&#8217;on pouvait voir divers spectacles de rue, danseurs, marionnettistes, des &laquo;&nbsp;singularités de diverses sortes&nbsp;&raquo;, mais aussi quelques marchands merciers, de dragées ou de poupées a <strong>pris feu en plein Paris</strong>, la nuit du 16 au 17 mars 1762.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><img title="Eglise Saint-Sulpice à Paris" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1762/eglise-saint-sulpice.jpg" alt="Eglise Saint-Sulpice à Paris" width="250" height="333" /><p class="wp-caption-text">Eglise Saint-Sulpice à Paris © Tomoyoshi Noguchi</p></div>
<p>Voici, présenté ci-dessous, une la description de ce drame trouvé dans un journal de l&#8217;époque .</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;La nuit du 16 au 17 de ce mois (mars), le feu prit en cette Capitale à la <strong>Foire Saint-Germain</strong>. Un vent de nord, qui soufflait avec une extrême violence, fit faire en peu de temps un si grand progrès aux flammes, qu&#8217;en moins de cinq heures, toutes les boutiques et loges de la foire qui n&#8217;étaient construites que de bois, furent totalement consumées. Les maisons voisines opposées à la direction du vent, auraient couru un grand risque si l&#8217;activité des Gardes Françaises ne les eut garanties ; cependant <strong>l&#8217;église de Saint-Sulpice</strong> a été un peu endommagée : le feu avait gagné deux poutres de la <strong>Chapelle de la Vierge</strong> ; et quelques plombs de couverture ont été fondus. <strong>Un seul charpentier </strong>a eu le malheur de périr dans les flammes : il y a eu trois autres ouvriers blessés, &amp; deux ne l&#8217;ont été que légèrement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Premier Président de Police et plusieurs des Principaux Magistrats, se sont transportés au lieu de l&#8217;incendie : par leurs soins &amp; par la sagette des ordres qu&#8217;ils ont donnés ; on n&#8217;a perdu que plus que la <strong>dixième partie des marchandises</strong>, qui, sans les précautions dont on a usé, auraient pu être exposées au pillage.&nbsp;&raquo;</p>
<h2 style="text-align: justify;">La bonté a ses limites</h2>
<p style="text-align: justify;">Les magistrats, qui &laquo;&nbsp;par la sagesse des ordres qu&#8217;ils ont donnés&nbsp;&raquo;, ont permis aux maisons voisines d&#8217;accueillir les <strong>divers meubles et objets</strong> sauvés des flammes. Toutefois, pour éviter quelques disparitions malencontreuses, <strong>l&#8217;ordonnance suivante</strong> a été émise 3 jours plus tard, intimant les propriétaires temporaires de rendre les biens :</p>
<h4 style="text-align: center;"><strong>Ordonnance de Police</strong></h4>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><img title="Gendarme au 18ème siècle" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1762/gendarme.jpg" alt="Gendarme du Roi au XVIIIème siècle" width="200" height="443" /><p class="wp-caption-text">Gendarme au 18ème</p></div>
<p><em>qui enjoint aux particuliers chez lesquels il a été déposé des Meubles &amp; Effets provenant des magasins et boutiques de l&#8217;enclos de la <strong>Foire Saint-Germain</strong>, ou des Maisons voisines, lors de l&#8217;incendie du dix-sept de ce mois, de les rapporter dans huitaine du jour de la publication de la présente Ordonnance, au <strong>Couvent des Petits-Augustins</strong>, pour y être déposés dans telle salle qui sera indiquée par le portier de la maison.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du vingt mars mil sept cent soixante deux</strong>,<br />
Sur ce qui Nous a été remontré par le Procureur du Roi, que dans l&#8217;horreur du désastre par lequel, la nuit du seize au dix-sept de ce mois, tout l&#8217;enclos de la <strong>Foire Saint-Germain</strong> a été réduit en cendres, il n&#8217;a pu, sans admiration, être témoin du zèle avec lequel ceux dont le secours pouvait être utile ou nécessaire, s&#8217;y sont portés pour arrêter le progrès des flammes ; il n&#8217;a pas moins été touché de voir dans la proximité, les <strong>Palais des Princes devenir l&#8217;asile des malheureux</strong>, &amp; avec quels sentiments d&#8217;humanité, sur un aussi bel exemple, tous les habitants des maisons circonvoisines se sont empressés à procurer un abri sûr aux marchandises, que des mains aussi courageuses que charitables, avaient pu dérober à l&#8217;impétuosité du feu ; mais comme dans une aussi grande confusion, <strong>la charité même peut avoir besoin d&#8217;un guide éclairé qui la conduise dans les restitutions dont elle s&#8217;est fait une loi</strong> ; ledit Procureur du Roi a pensé qu&#8217;il était de son devoir de Nous proposer d&#8217;indiquer au Public, qui le désire sans doute, les moyens les plus propres de remplir cet objet.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se réserve par la suite, si les circonstances le demandent, &amp; suivant l&#8217;exigence des cas, de déployer toute la sévérité de son ministère, &amp; de se pourvoir même au (tribunal) Criminel, contre ceux, s&#8217;il s&#8217;en trouve, qui pourraient être prévenus d&#8217;avoir fait servir jusqu&#8217;au victimes du malheur public, de proie à leur cupidité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A ses causes</strong>, réquérait ledit Procureur du Roi [...] ordonnons que dans huitaine pour tout délai, à compter du jour de la publication de notre présente Ordonnance, tous ceux qui auront retiré chez eux des <strong>Meubles, Hardes ou Effets provenant des Magasins, Boutiques ou Echoppes</strong> qui étaient dans l&#8217;enclos de la Foire Saint-Germain, ou des Maisons voisines qu&#8217;on a jugé à propos de déménager, seront tenus de les rapporter &amp; de les déposer dans une des salles du Couvent des Petits-Augustins, qui leur sera indiquée par le portier dudit Couvent, pour chacun desdits Meubles, Hardes ou Effets être remis par les Commissaires Chenu, Guyot &amp; Léger ou l&#8217;un d&#8217;eux, que Nous commettons à cet effet, en présence d&#8217;un des Syndics de la Foire, à ceux qui donneront des indications certaines que lesdits Meubles, Hardes ou effets leur appartiennent, &amp; qu&#8217;ils en sont <strong>les véritables propriétaires</strong> ; de laquelle remise ledit Commissaire dressera procès-verbal, qu&#8217;il signera &amp; fera signer, tant au Syndic de la foire, présent, qu&#8217;à la personne à <strong>laquelle la restitution sera faite ; le tout sans frais</strong>. Et sera notre présente Ordonnance imprimée, lue, publiée &amp; affichée partout où besoin sera, à ce que personne n&#8217;en ignore.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><img class=" " title="Eglise Saint-Sulpice à Paris" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1762/saint-sulpice.jpg" alt="Eglise Saint-Sulpice à Paris" width="240" height="242" /><p class="wp-caption-text">Eglise Saint-Sulpice à Paris en aquarelle</p></div>
<p style="text-align: justify;">Ce fut fait &amp; donné par Nous ANTOINE-RAYMOND-JEAN-GUALBERT-GABRIEL DE SARTINE, Chevalier, Conseiller du Roi en ses Conseils, Maître des Requêtes ordinaires de son Hôtel, Lieutenant Général de la Ville, Prévôté &amp; Vicomté de Paris, le vingt Mars mil sept cent soixante-deux.<br />
Morisset, Greffier</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;ordonnance ci-dessus a été lue &amp; publiée à haute &amp; intelligible voix, à Son de Trompe &amp; Cri public, en tous lieux &amp; endroits ordinaires et accoutumés, par moi Philippe Rouveau, Huissier à Verge &amp; de Police au Châtelet de Paris, &amp; seul Juré-Crieur ordinaire du Roi &amp; des Cours &amp; Juridictions de la Ville, Prévôté &amp; Vicomté de Paris, y demeurant rue Saint Denis, vis-à-vis l&#8217;ancien grand Cerf, Paroisse Saint-Leu Saint Gilles, soussigné accompagné de Louis-François Ambezar &amp; Claude-Louis Ambezar, Jurés Trompettes, le 21 Mars 1762, &amp; affichée ledit jour esdits lieux &amp; autres ou besoin a été, à ce que personne n&#8217;en prétende cause d&#8217;ignorance.<br />
Signé, Rouveau</em></p>
<h2 style="text-align: justify;">Bibliographie</h2>
<ul>
<li> <em>Mercure de France : dédié au Roi.</em> [périodique]. A Paris, chez Chaubert, Jorry, Prault, Duchese, Cailleau, Cellot. Avril 1762, Premier volume. In-12.</li>
<li> LUZAC, Etienne. <em>Nouvelles extraordinaires de divers endroits.</em> [périodique]. N°25 du 26 mars 1762, N°27 du 2 avril 1762. A Leyde.</li>
</ul>
<h2>Iconographie</h2>
<ul>
<li>QUICHERAT, J. <em>Histoire du costume en France depuis les temps les plus reculés jusqu&#8217;à la fin du XVIIIe siècle</em>. Paris : Librairie Hachette et Cie. 1877. Gravure du Gendarme, colorisée.</li>
<li>SOISICK, Etude de l&#8217;église Saint-Suplice à Paris. Aquarelle. 2010.</li>
<li>TOMOYOSHI, Noguchi. Photo de l&#8217;église Saint-Sulpice à Paris. 2006. Site : <a href="http://www.tomoyoshi.jp" target="_blank">www.tomoyoshi.jp</a>. Avec son aimable autorisation.</li>
</ul>
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		<title>L&#8217;année 1762 en France</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 17:32:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[1760-1764]]></category>
		<category><![CDATA[Années par années]]></category>
		<category><![CDATA[Vivre autrefois]]></category>

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		<description><![CDATA[

1761 ««
»»1763



<p><p class="wp-caption-text">Elisabeth Ière de Russie (1709-1762)</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;année 1762 : Rousseau écrit L&#8217;Emile et le Contrat Social, qui l&#8217;obligeront à s&#8217;exiler en Suisse pour sa protection. C&#8217;est l&#8217;année du début des travaux du Petit Trianon [<a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/lannee-1762-en-france/">Lire la suite</a>]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table style="width: 100%;">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: left;">1761 ««</a></td>
<td style="text-align: right;">»»1763</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Elisabeth Iere de Russie" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/annees/1762/Elisabeth-Petrovna.jpg" alt="Elisabeth Petrowna de Russie" width="200" height="298" /><p class="wp-caption-text">Elisabeth Ière de Russie (1709-1762)</p></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;année 1762 : Rousseau écrit <em>L&#8217;Emile</em> et le <em>Contrat Social</em>, qui l&#8217;obligeront à s&#8217;exiler en Suisse pour sa protection. C&#8217;est l&#8217;année du début des travaux du Petit Trianon par Gabriel qui se poursuivront jusqu&#8217;en 1768.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est également l&#8217;année de naissance de André Chénier, poète et de Jacques Balmat, premier ascensionniste du Mont Blanc avec Michel Paccard, ainsi que de la mort d&#8217;Elisabeth de Russie et de Prosper Jolyot de Crébillon, dramaturge  français.</p>
<h2>Pâques et fêtes mobiles</h2>
<p><strong>Pâques :</strong> 11 avril 1762</p>
<h2>Bulletin météorologique</h2>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;année 1762 est surtout sèche et chaude, à l&#8217;instar des années 1760 et 1761. Le printemps et très beau et l&#8217;été fort chaud. La récolte de grains est bonne, les vendanges franciliennes sont excellentes et le vin est de bonne qualité. 168 000 muids de vin au total sont tirés.</p>
<h2>Calendrier des évènements pour 1762</h2>
<p><strong>Sans dates précises</strong></p>
<p>- Fusion de l&#8217;Opéra-Comique et de la Comédie Italienne.</p>
<p>- <em>La Gazette</em> (journal fondé en 1631) devient <em>La Gazette de France</em> (jusqu&#8217;en 1915).</p>
<p><strong>Février</strong></p>
<p>- Le 19, supplice du prédicant François Rochette à Toulouse.</p>
<p><strong>Mars</strong></p>
<p>- Le 9, Calas, accusé à tort et sans preuve de la mort de son fils est condamné par le tribunal de Toulouse. Il meurt du supplice de la roue le lendemain.</p>
<p>- Le 16, incendie de la Foire Saint-Germain à Paris.</p>
<p>- Le 20 (date douteuse), <em>L&#8217;Emile ou de l&#8217;éducation</em>, de Jean-Jacques Rousseau est censuré par la Sorbonne.</p>
<p><strong>Août</strong></p>
<p>- Le 6, un arrêt du Parlement de Paris ordonne la suppression de la Compagnie de Jésus (les Jésuites).</p>
<p><strong>Septembre</strong></p>
<p>- Le 3, mort de Nicolas-Pascal de Clairambault à Gregy-sur-Yerre (77), généalogiste du Roi, âgé de 65 ans.</p>
<p>- Le 19, début des vendanges à Dijon et aux alentours (date  moyenne établie sur 12 villages).</p>
<p><strong>Octobre</strong></p>
<p>- Préliminaires de paix franco-anglo-espagnols (guerre de 7 ans).</p>
<p><strong>Décembre</strong></p>
<p>- Le 4, Catherine II de Russie autorise la libre immigration des étrangers dans son pays.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Eclipses solaires et lunaires</h2>
<p style="text-align: justify;">- Eclipse partielle de soleil le 17 octobre 1762</p>
<p style="text-align: justify;">- Eclipses de lune le 8 mai 1762 et le 1 novembre 1762</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vocabulaire</h2>
<p style="text-align: justify;">Nouveau termes apparus en 1762</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Déprécier</li>
<li>Embarcation</li>
<li>Emmagasiner</li>
<li>Enseignant</li>
<li>Entomologie</li>
<li>Estampille</li>
<li>Estampiller</li>
<li>Exigeant</li>
<li>Finaud</li>
<li>Frasque</li>
<li>Gaucherie</li>
<li>Impoliment</li>
<li>Iconographique</li>
<li>Polythéiste</li>
</ul>
<h2>Evénements détaillés de 1762</h2>
<p>16 mars 1762 : <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/annees-par-annees/incendie-de-la-foire-st-germain-16-mars-1762/">L&#8217;incendie de la Foire Saint-Germain</a></p>
<p>mars-mai 1762 : <a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/annees-par-annees/1762-les-deboires-de-rousseau/">Rousseau et &laquo;&nbsp;Emile ou de l&#8217;éducation&nbsp;&raquo; ont des soucis</a></p>
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		<title>Biscuits de Chocolat &#8211; 1716</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 21:04:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[La cuisine du 17e et 18e]]></category>
		<category><![CDATA[La pâtisserie]]></category>

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		<description><![CDATA[Biscuits de chocolat &#8211; 1716
<p style="text-align: justify;">Prenez six oeufs frais, battez les blancs à part, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils soient montez en neige ; après vous y mettez les jaunes que vous pattez encore : vous y [<a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/la-cuisine-du-17e-et-18e/biscuits-de-chocolat-1716/">Lire la suite</a>]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Biscuits de chocolat &#8211; 1716</h2>
<p style="text-align: justify;">Prenez six oeufs frais, battez les blancs à part, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils soient montez en neige ; après vous y mettez les jaunes que vous pattez encore : vous y mettez douze once de Sucre en poudre &amp; sept onces de farine, &amp; une once &amp; demie de Chocolat passez au tamis ; &amp; mêlez le tout ensemble l&#8217;espace d&#8217;un quart-d&#8217;heure, &amp; les dressez sur du papier blanc, &amp; les faites cuire comme les Biscuits de Savoye. Celuy de Canelle ce fait de même.</p>
<p style="text-align: justify;">Recette tirée du livre &laquo;&nbsp;<em>Nouvelle instruction pour les confitures, les liqueurs et les fruits</em>&laquo;&nbsp;, écrit certainement par Massaliot en 1716.</p>
<h2>Adaptation de la recette</h2>
<p><strong>Ingrédients :</strong></p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><strong><strong><img title="Biscuits de chocolat" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/cuisine/biscuits-chocolat/biscuits-chocolat.jpg" alt="Biscuits au chocolat" width="300" height="200" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">Biscuits au chocolat</p></div>
<p><strong> </strong></p>
<ul>
<li>3 oeufs</li>
<li>180 g de sucre</li>
<li>105 g de farine</li>
<li>22 g de chocolat</li>
<li>1 pincée de sel</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Montez les blancs en neige avec la pincée de sel puis incorporez les jaunes et rebattez encore un peu. Incorporez ensuite le sucre, la farine et le chocolat préalablement râpé. Continuez à battre le tout pour obtenir une pâte bien homogène.</p>
<p style="text-align: justify;">Etalez la pâte sur du papier sulfurisé pour former des biscuits d&#8217;environ 3-4 cm de diamètre. Enfournez pendant 1/2 heure à four tiède (120 °C).</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Meringues au citron</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 20:20:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[La cuisine du 17e et 18e]]></category>
		<category><![CDATA[La pâtisserie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La meringue était déjà connue de nos ancêtres et sa recette n&#8217;a pas changé au fil des ans. Trouvées sous diverses appellations, ce n&#8217;est vers que 1691 qu&#8217;elle prit son nom véritable, son origine [<a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/vivre-autrefois/la-cuisine-du-17e-et-18e/meringues-au-citron/">Lire la suite</a>]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La meringue était déjà connue de nos ancêtres et sa recette n&#8217;a pas changé au fil des ans. Trouvées sous diverses appellations, ce n&#8217;est vers que 1691 qu&#8217;elle prit son nom véritable, son origine étymologique venant certainement du polonais <em>marzynka</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Présente à &laquo;&nbsp;Meringue&nbsp;&raquo; dans &laquo;&nbsp;Le cuisinier Royal et Bourgeois&nbsp;&raquo; écrit par Massaliot en 1705, elle apparait bien dans les livres de cuisine antérieurs à 1691 mais sous une autre appellation, comme le prouve la recette ci-dessous.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La manière de faire des pains de citrons &#8211; 1680</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 303px"><img title="Meringues à l'ancienne" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/cuisine/meringues/meringues.jpg" alt="Meringues à l'ancienne" width="293" height="421" /><p class="wp-caption-text">Meringues façon 17ème</p></div>
<p style="text-align: justify;">Mettez dans un mortier un quarteron de sucre Royal en poudre, adjoutez-y un blanc d&#8217;oeuf &amp; un peu de jus de citron, &amp; aussi gros que deux noisettes d&#8217;écorce de citron crud raspée bien menu.</p>
<p style="text-align: justify;">Battez ensemble toutes ces choses, &amp; les incorporez bien, en sorte que la paste soit fort dure, &amp; qu&#8217;on ne puisse quasi plus la manier.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors vous mettrez cette paste par morceaux de la grosseur d&#8217;une noix, il faut les rondir entre les mains en les maniant avec du sucre en poudre, puis vous les applatirez &amp; les arrangerez sur du papier blanc.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis vous les mettrez au four à my four, c&#8217;est à dire qu&#8217;il ne faut pas les mettre trop en avant dans le four.</p>
<p style="text-align: justify;">Donnez-leur une chaleur douce, &amp; qu&#8217;il soit semblable à celle qui est requise pour cuire du macaron, &amp; ne bouchez pas le four.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut environ un quart d&#8217;heure pour le cuire.</p>
<p style="text-align: justify;">Retirez-les quand le sucre sera bien costoyé et ferme.</p>
<p style="text-align: justify;">Recette tirée du livre &laquo;&nbsp;<em>Le Cuisinier François</em>&laquo;&nbsp;, écrit par le Sieur de La Varenne, édition de 1680.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;">Adaptation de la recette</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ingrédients pour une vingtaine de petites meringues</strong></p>
<ul>
<li>125 g de sucre semoule</li>
<li>1 blanc d&#8217;oeuf</li>
<li>le jus d&#8217; un demi-citron</li>
<li>le zeste d&#8217;un demi-citron râpé bien fin</li>
<li>une pincée de sel</li>
</ul>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 280px"><img title="Meringues dressées" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/autrefois/cuisine/meringues/meringues2.jpg" alt="Meringues dressées" width="270" height="200" /><p class="wp-caption-text">Meringues dressées</p></div>
<p>Mélangez les ingrédients dans un saladier et battez le tout de façon très ferme.</p>
<p>Sur une feuille de papier sulfurisé, façonnez vos meringues à l&#8217;aide d&#8217;une cuillère à café et saupoudrez de sucre. Enfournez le tout à four moyen (120 °C) pendant 45 min à 1 heure.</p>
<p>Cette meringue était surtout utilisée pour garnir des plats plus important et à servir d&#8217;accompagnement pour des tourtes, potages au lait&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;">
<dl>
<dt></dt>
</dl>
</div>
]]></content:encoded>
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