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	<title>Coutumes et Traditions &#187; Fiches pratiques</title>
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	<description>Vos ancêtres au cours des années 1600 et 1700</description>
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		<title>La numérotation Sosa-Stradonitz</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 08:33:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiches pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Généalogie]]></category>

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		<description><![CDATA[La numérotation Sosa-Stradonitz (aussi appelée numérotation Sosa &#8211; plus facile à écrire) est un système de numérotation pour le repérage des ascendants d&#8217;un individu. Les règles sont simple et permettent...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Arbre généalogique de Jessé" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/sosa/arbre-jesse.jpg" alt="Arbre généalogique de Jessé" width="200" height="303" /><p class="wp-caption-text">Arbre de Jessé ; miniature manuscrit 416 f° 7 , Bibliothèque de l&#39;Arsenal. © BnF</p></div>
<p style="text-align: justify;">La numérotation Sosa-Stradonitz (aussi appelée numérotation Sosa &#8211; plus facile à écrire) est un système de numérotation pour le repérage des ascendants d&#8217;un individu. Les règles sont simple et permettent de donner un numéro unique à chaque ancêtre présent dans la généalogie d&#8217;une personne.  Les trois règles de la numérotation sont les suivantes :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L&#8217;individu &laquo;&nbsp;initial&nbsp;&raquo; dont on désire numéroter la généalogie ascendante est le n° 1 (appelé aussi de-cujus)</li>
<li>Le père d&#8217;un individu numéroté n est n*2 (le double)</li>
<li>La mère d&#8217;un individu numéroté n est (n*2)+1 (le double +1)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>En pratique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vous désirez numéroter vos ascendants. En tant que de-cujus, vous portez donc le n°1.  Votre père portera le n° 2 (1*2) et votre mère le n°3 (1*2)+1. Votre grand père paternel portera le n° 4 (votre père portant le 2 son père portera le n° 2*2=4), votre grand mère paternelle portera le n° 5 (2*2)+1, ainsi de suite. Vos grands-parents porteront donc les n° de 4 à 7, vos arrières-grands-parent les n° 8 à 15.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Historique</h2>
<p style="text-align: justify;">La numérotation Sosa-Stradonitz, appelée aussi numérotation Sosa a été inventé en 1590 par l&#8217;historien allemand Michel Eyzinger (dans &laquo;&nbsp;Thesaurus principum hac aetate in Europa viventium, quo progenitores eorum&#8230;&nbsp;&raquo;). Jérôme de Sosa, moine espagnol l&#8217;utilisa en 1676 dans son &laquo;&nbsp;Noticia de la gran casa de los marqueses de Villafranca,&nbsp;&raquo; ainsi que Francis Galton en 1883.</p>
<p style="text-align: justify;">Le système fut repris et amélioré au XIXème siècle par Stephan Kekule Von Stradonitz, fils du chimiste allemand Friedrick August Kekulé von Stradonitz, qui l&#8217;employa en particulier en 1896 dans son Ahnentafel-Atlas (&laquo;&nbsp;Ahnentafeln zu 32 Ahnen der Regenten Europas und ihrer Gemahlinnen&nbsp;&raquo;), contenant 79 tableaux d&#8217;ascendance de souverains européens ou de leurs conjoints.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Conséquences de la numérotation Sosa</h2>
<ul>
<li>Chaque individu porte un numéro unique.</li>
<li>Les ascendants masculins porteront toujours un numéro pair</li>
<li>Les ascendants féminins porteront toujours un numéro impair</li>
<li>Le père d&#8217;un enfant porte toujours le numéro double de celui-ci</li>
<li>La mère d&#8217;un enfant porte toujours le numéro double de celui-ci plus un</li>
<li>Dans un même couple, la femme porte toujours le numéro du mari plus un</li>
</ul>
<p>D&#8217;un point de vue plus mathématique, les conséquences sont aussi présentes :</p>
<ul>
<li>Le premier numéro sosa d&#8217;une génération indique le nombre d&#8217;ancêtres dans cette génération : Le sosa n° 8 est le premier de la génération 4 (le de cujus est en génération 1) : celle-ci comportera 8 individus (donc portant les n° 8 à 15)</li>
<li>D&#8217;après un numéro sosa N, vous pouvez savoir à quelle génération il appartient, par la formule suivante : generation = INT [log(N) / log(2)] + 1. INT représentant la partie entière du nombre calculé.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Sosa-Stradonitz à la sauce binaire</h2>
<p style="text-align: justify;">Chapitre spécial geeks et boolean addicts !</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on transforme le numéro sosa en système binaire, plusieurs autre conséquences peuvent apparaitre, induite par la notion de récurrence de la méthode :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>il est possible de savoir visuellement si un individu descend d&#8217;un autre : si nous prenons le sosa n°  8 (1000), et le sosa n°71 (1000111), nous remarquons que la suite des 0 et 1 du n°8 est incluse dans celle du n°71 : le n°8 descend du n°71</li>
<li>pour un individu donné, il est possible de parcourir la filiation père de / mère de jusqu&#8217;au de cujus. Le nombre 0 en base binaire peut être lu comme &laquo;&nbsp;père de&#8230;&nbsp;&raquo; et le 1 comme &laquo;&nbsp;mère de&#8230;&nbsp;&raquo;. Si l&#8217;on considère le sens de lecture du nombre binaire de droite à gauche, le dernier chiffre (toujours à 1) est considéré comme le de-cujus, ou individu origine. Par exemple, prenons le sosa 13 (1101 en base 2), le sosa 13 peut être lu comme &laquo;&nbsp;la mère du père de la mère du n° 1), qui correspond bien à la mère du grand-père paternel du n°1.</li>
<li>enfin, il est également possible de savoir à quelle génération appartient l&#8217;individu : c&#8217;est le nombre de caractères composant le nombre binaire.</li>
</ul>
<h2>Téléchargements</h2>
<p><a href="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/sosa/numeros-sosa.zip">Fichier zippé</a> (645 Ko) au format Excel des numéros sosa de 1 à 32767 (15 générations) avec transformation en binaire</p>
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		<item>
		<title>Les actes à privilégier en généalogie</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 08:23:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiches pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Généalogie]]></category>

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		<description><![CDATA[Valeur des actes en généalogie Les actes trouvés dans les registres d&#8217;état civil ou paroissiaux sont parmi les documents les plus nombreux qui vous permettront d&#8217;avancer dans une généalogie. Parmi...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><img class=" " title="Acte en latin de 1585" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/importance-actes/acte.jpg" alt="Acte en latin de 1585" width="250" height="202" /><p class="wp-caption-text">Acte de baptême en latin de 1585</p></div>
<p><strong>Valeur des actes en généalogie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les actes trouvés dans les registres d&#8217;état civil ou paroissiaux sont parmi les documents les plus nombreux qui vous permettront d&#8217;avancer dans une généalogie. Parmi les plus intéressants, nous pouvons citer :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les actes de naissance (ou de baptême pour les registres paroissiaux)</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les actes de mariage</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li style="text-align: justify;">Les actes de décès (ou de sépulture pour les registres paroissiaux)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Certes tous ces actes sont importants, mais ceux-ci n&#8217;ont pas la même valeur généalogique et certains actes sont à rechercher en priorité pour avancer rapidement et sûrement. Si vous ne devez en chercher qu&#8217;un, l&#8217;acte de mariage reste à privilégier.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Un cas concret</p>
<p style="text-align: justify;">Les membres des cercles généalogiques dépouillant les registres paroissiaux relèvent en priorité les mariages.</p>
</blockquote>
<h2 style="text-align: justify;">Les actes de mariage</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 272px"><img title="Mariage" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/importance-actes/mariage.jpg" alt="Acte de Mariage" width="262" height="200" /><p class="wp-caption-text">Signature d&#39;un acte de mariage</p></div>
<p style="text-align: justify;">Ce sont les actes qui sont à rechercher en priorité car ce sont eux qui contiennent le plus d&#8217;informations:</p>
<ul>
<li>Le lieu et la date de mariage</li>
<li>L&#8217;âge des futurs époux</li>
<li>Le nom des parents des futurs époux</li>
<li>Les éventuels décès des parents des futurs époux</li>
<li>Les éventuels décès d&#8217;un ancien mari ou femme</li>
<li>Le lieu et la date de naissance des futurs époux</li>
<li>Les témoins et la relation avec les futurs époux</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La présence ou non de ces informations dépendent bien évidemment des lieux et de la période de l&#8217;acte recherché et surtout de la précision et longueur de l&#8217;acte.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;acte de mariage est également celui qui est le plus à même de prouver une filiation parents/fils ou parents/fille, il vous fait également remonter d&#8217;une génération (voire deux si les grands parents sont témoins) pour deux personnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Autant d&#8217;informations qui pourront vous donner des dates et des lieux précis ou des indication et des pistes à suivre : lieu de vie des futurs époux, âge éventuel qui pourrait vous donner une année de naissance approximative.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Les actes de décès (ou sépulture)</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Une chapelle" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/importance-actes/chapelle.jpg" alt="une chapelle" width="200" height="300" /><p class="wp-caption-text">La chapelle : un lieu de baptême</p></div>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;une importance moindre, ils sont les plus difficile à localiser et à retrouver si l&#8217;on ne possède pas de tables décennales pour la période recherchée : nos ancêtres ont parfois beaucoup bougé et il est difficile de les suivre au cours des années pour trouver leur dernière demeure.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, ces actes méritent qu&#8217;on s&#8217;y intéresse et peuvent vous apprendre bien des choses:</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;âge du défunt est souvent cité : cela vous permet d&#8217;avoir une année approximative de naissance.</p>
<ul>
<li>Son lieu de naissance peut être cité</li>
</ul>
<ul>
<li>Ses parents peuvent être cités et s&#8217;ils sont en vie ou non</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Son état marital peut être cité : cela vous donnera une indication sur son veuvage éventuel et donc une fourchette de date de mort de l&#8217;époux ou épouse.</li>
</ul>
<ul>
<li>Des témoins sont cités : souvent il s&#8217;agit de proches ou d&#8217;amis du défunt.</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;">Les actes de naissance (ou baptême)</h2>
<p style="text-align: justify;">Souvent considéré à tort comme l&#8217;acte le plus important, il est le moins intéressant des trois, généalogiquement parlant. Toutefois, il est possible de rencontrer parmi les parrains et marraines du nouveau-né, un parent proche de celui-ci.</p>
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		<title>La reconstitution familiale</title>
		<link>http://www.coutumes-et-traditions.fr/genealogie/la-reconstitution-familiale/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 11:55:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiches pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Généalogie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le but d’une reconstitution familiale est de lier tous les individus portant le même nom de famille, habitant ou non dans un lieu précis, pour un faire un arbre généalogique...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption alignright" style="width: 260px"><img title="Clovis Ier et sa famille" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/reconstitution/famille-clovis.jpg" alt="Clovis Ier et sa famille" width="250" height="344" /><p class="wp-caption-text">Clovis Ier et sa famille © BnF</p></div>
<p>Le but d’une reconstitution familiale est de lier tous les individus portant le même nom de famille, habitant ou non dans un lieu précis, pour un faire un arbre généalogique de descendance, avec une ou plusieurs branches distinctes.</p>
<p>Au-delà de cette définition, la reconstitution familiale a plusieurs avantages généalogiques :</p>
<ul>
<li>avancer dans sa généalogie</li>
</ul>
<ul>
<li>pouvoir résoudre un blocage généalogique comme par exemple lever un doute sur la filiation d’un ancêtre</li>
</ul>
<ul>
<li>partir à la recherche de cousins éloignés ayant une branche commune avec l’arbre familial que vous essayez de reconstituer</li>
</ul>
<h2>La réussite : le plus de documents possible</h2>
<p>La réussite d’une bonne reconstitution familiale dépend du nombre de documents que vous pouvez avoir concernant les communes et/ou la famille concernée. Les registres et les relevés de la commune sont bien entendu un bon point de départ, mais il faut aussi penser à d’autres documents comme les contrats de mariage, les dispenses de mariages, les roles d’imposition suivant les régions, les successions, tous les documents laissant apparaître des noms et des relations avec d’autres personnes de la famille.</p>
<p>Certes, la plupart de ces documents ne sont disponibles qu’aux archives départementales dépendant du lieu des recherches et il ne sera pas facile de s’y rendre régulièrement, surtout si vous habitez loin. A ce titre, nous essayerons d’utiliser les simples registres paroissiaux pour commencer.</p>
<p>Dépouiller les registres Registres paroissiaux</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="  " title="Vieux registres paroissiaux de Dole (39)" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/reconstitution/registres.jpg" alt="Vieux registres paroissiaux de Dole (39)" width="300" height="200" /><p class="wp-caption-text">Vieux registres paroissiaux de Dole (39)</p></div>
<p>Une bonne approche consiste à faire le relevé systématique de toutes les personnes portant le nom recherché dans les registres et ou relevés.</p>
<p>Mieux ! : faire le relevé systématique de tout les registres de la commune s’il n’a pas été fait. Cela vous permettra de vous familiariser avec les noms propres locaux, d’avoir une vue d’ensemble des familles composant la paroisse, de distinguer les éventuels mariages semblant consanguins, de repérer les lacunes de distinguer les noms des prêtres et surtout de faire profiter d’autres généalogistes du relevé en le cédant à une association généalogique ou à la mairie de la commune concernée.</p>
<p>Ne pas oublier de relever le nom des parents mais surtout le nom des témoins et leur éventuels liens avec la personne mentionné dans l’acte (parent, cousin, frère, ami…) car dans des cas difficiles, ils pourront vous aider dans la reconstitution familiale.</p>
<p>Faites aussi attention aux actes sur lesquelles apparaissent les membres de la famille comme témoins : ils peuvent être d’une importance capitale, surtout si un lien de filiation est cité.</p>
<blockquote><p>Un cas concret</p>
<p>Par exemple, nous recherchons tous les CARLU d’une même famille. Un acte nous mentionne le décès d’un certain François DUMONT, fils de Jean et de Colette CARPENTIER. Il est tentant de mettre cet acte de côté car il ne concerne pas les CARLU. Or il se trouve qu’un témoin au décès est un certain Roch CARLU, dit beau-frère au décédé. L’acte ici anodin peut se révéler fort utile par la suite : soit François DUMONT est marié à une CARLU, soit l’une de ses sœurs est mariée à un CARLU.</p>
<p>C’est pour cela qu’il faudrait préférer un relevé systématique de tous les actes de TOUS les registres, pour être sur de n’avoir manqué aucun élément.</p></blockquote>
<h2>Se lancer dans les branches</h2>
<p>Une fois ce travail effectué la reconstitution peut commencer, en débroussaillant les actes filiatifs trouvés qui vous donneront, une ou plusieurs branches distinctes en fonction de l’importance de la famille dans la commune.</p>
<p>Commencez à monter votre arbre en vous servant des mariages filiatifs en remontant de génération en génération. Cherchez les mariages collatéraux pour étayer votre arbre, puis intéressez-vous aux naissances et décès des individus clairement identifiables (fils de&#8230;, témoin le père&#8230;, mari ou femme de&#8230;)</p>
<p>Puis, au vu de ces branches, des dates trouvées, des approximations des dates de naissances, des théories peuvent être montées pour regrouper les branches et mettre des dates d&#8217;actes sur les bonnes personnes, le tout est d’arriver à les démontrer. C’est ici qu’entrent en jeux d’autres paramètres qui vous ferons sortir des sentiers battus :</p>
<ul>
<li>faites parler les témoins des actes et leurs relation familiales avec l&#8217;individu concerné,</li>
<li>intéressez-vous aux contrats de mariages ou aux dispenses de mariages s&#8217;il y en a : ils sont filiatifs la plupart du temps,</li>
<li>comparez les signatures pour identifier formellement un homonyme et sa &laquo;&nbsp;vie&nbsp;&raquo; tout au long des registres,</li>
<li>utilisez les roles d&#8217;imposition pour savoir qui payait (et donc qui pouvait être vivant à la date du relevé)</li>
<li>&#8230;</li>
</ul>
<p>Toutes les pistes sont bonnes à prendre car réaliser une reconstitution familiale peut prendre l&#8217;aspect d&#8217;une véritable enquête policière. Chaque mot, chaque élément peut être sujet à l&#8217;échafaudage, l&#8217;étayage, la preuve (ou l&#8217;éboulement&#8230;) d&#8217;une théorie !</p>
<blockquote><p>Un cas concret</p>
<p>De l&#8217;importance du terme &laquo;&nbsp;feu&nbsp;&raquo; dans un acte.</p>
<p>Le terme &laquo;&nbsp;feu&nbsp;&raquo; devant un patronyme signifie que la personne est décédée à la date ou le texte est écrit.</p>
<p>La famille LEFEBVRE dans une commune est relativement grande, avec de fréquents homonymes. Nous avons deux date de décès de Jean LEFEBVRE, difficiles à distinguer : le décès de Jean LEFEBVRE veuf de Marie LECOMTE le 1/11/1698 et le décès de Jean LEFEBVRE, mari de Catherine PARE le 4/06/1699. Il est précisé qu’ils avaient le même âge au décès, donc les mêmes dates de naissances approximatives. Nous avons réussi à connaître les parents des deux Jean, mais comment ne pas se tromper entre ces deux Jean et leur attribuer les bons enfants?</p>
<p>Un acte nous donne la solution : le 26/05/1699 Jean CARLU se marie avec Antoinette LEFEBVRE, fille de feu Jean LEFEBVRE (la mère est non citée).</p>
<p>Grâce à cet acte, et la présence du terme &laquo;&nbsp;FEU&nbsp;&raquo; il est donc maintenant aisé de distinguer les date de décès des deux Jean LEFEBVRE puisque le père d&#8217;Antoinette est mort à son mariage : il s&#8217;agit de Jean LEFEBVRE +1/11/1698. De plus, nous trouvons une mère à Antoinette : Marie LECOMTE.</p></blockquote>
<p>Pour exemple, certaines familles présentes dans le canton d&#8217;Eu (Seine-Maritime) ont fait l&#8217;objet d&#8217;une reconstitution familiale, vous pouvez les visualiser sur la page consacrée aux villes et villages du canton.</p>
<p>Remarque : il ne faut pas vouloir relier absolument toutes les branches à un ancêtre commun. Bien qu’il soit probable qu’une famille ait fait racine dans un lieu dans la période des registres, ce n’est généralement pas le cas et la plupart du temps, vous allez vous retrouver avec différentes branches d’une même famille dans un lieu, sans pouvoir les relier.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jusqu&#8217;où remonter en généalogie ?</title>
		<link>http://www.coutumes-et-traditions.fr/genealogie/jusquou-remonter-en-genealogie/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 08:55:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Altayrac</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiches pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[Généalogie]]></category>

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		<description><![CDATA[En généalogie, retrouver ses ancêtres et remonter dans le temps a ses limites. En moyenne, et avec un peu de persévérance, vous pourrez retrouver vos ancêtres jusque dans les années...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En généalogie, retrouver ses ancêtres et remonter dans le temps a ses limites. En moyenne, et avec un peu de persévérance, vous pourrez retrouver vos ancêtres jusque dans les années 1650-1700. Avant ces années, c&#8217;est un peu plus difficile ; aller sur le Moyen-Age, c&#8217;est quasiment impossible, sauf en de très rares occasions.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette limite temporelle est très subjective et dépend de nombreux paramètres, comme le lieu de résidence de vos ancêtres, leur statut social, la qualité de conservation des archives, la lisibilité de celles-ci mais par dessus tout, de l&#8217;existence de registres&#8230; Cette règle est d&#8217;autant plus imprévisible qu&#8217;il est fort probable que vous ne puissiez pas remonter plus loin que 1750 sur une branche alors qu&#8217;un saut vers les années 1550 sera tout à fait possible sur une autre ramification de votre arbre.</p>
<h2>Les actes d&#8217;état civil</h2>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img title="Registres de Dole" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/remonter/registres.jpg" alt="Registres de Dole" width="200" height="140" /><p class="wp-caption-text">Registres paroissiaux</p></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;une des plus grandes sources pour retrouver vos ancêtres sont les registres paroissiaux et les registres d&#8217;état civil.</p>
<p style="text-align: justify;">Sous ces deux noms se cachent les mêmes documents : un cahier d&#8217;enregistrement des actes de naissances ou baptêmes, de mariages et de décès. Toutefois, ces registres n&#8217;ont pas toujours existé et quelques datent ponctuent leurs apparitions. Remontons le temps à la recherche de l&#8217;origine des enregistrements des actes d&#8217;état civil.</p>
<h3>1667 &#8211; Les registres sont en doubles</h3>
<p style="text-align: justify;">Louis XIV, par son ordonnance de St Germain en Laye, datée d&#8217;avril 1667, indique la tenue obligatoire des registres de baptêmes, mariages et sépultures (registres BMS). De plus, il impose la signature des actes et la tenue en double du registre. L&#8217;un est gardé par la paroisse et l&#8217;autre est déposé chaque année au greffe de la juridiction royale. C&#8217;est véritablement à cette époque que se démocratisent les registres paroissiaux des baptêmes, mariages et sépultures.</p>
<h3>1579 &#8211; Apparition des registres de mariages</h3>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 107px"><img title="Henri III" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/remonter/henri_III.jpg" alt="Henri III" width="97" height="130" /><p class="wp-caption-text">Henri III</p></div>
<p>L&#8217;ordonnance de Blois, daté de mai 1579 et signée par Henri III réaffirme l&#8217;ordonnance de Villers-Cotterêts (1539 &#8211; voir ci-dessous).</p>
<p>Henri III impose aux ecclésiastiques la tenue des registres de naissances et de décès, mais ordonne que tous les mariages soient également notifiés dans ces registres, avec obligation de verser ceux-ci au maximum deux mois après la fin de l&#8217;année en cours et &laquo;&nbsp;devant contenir vérité&nbsp;&raquo;, sous peine de poursuites (article n° 181 des &laquo;&nbsp;edicts de Blois concernant la Justice&nbsp;&raquo;).</p>
<h3>1545-1563 Parrain et marraine cités au baptême</h3>
<p style="text-align: justify;">Le 19ème concile oecuménique ou concile de Trente, outre le fait de prôner le libre mariage des enfants sans le consentement de leurs parents, ordonne aux ecclésiastiques de tenir un registre des baptêmes des nouveaux-nés de leur paroisse, registre dans lequel les noms des parrains et marraines doivent figurer, ceci dans le but d&#8217;éviter les mariages de personnes liées par une parenté spirituelle (par exemple, un parrain et sa filleule : étant liés spirituellement par le baptême, ils ne pouvaient se marier ensemble).</p>
<h3>1539 &#8211; Actes de baptêmes et de décès</h3>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 126px"><img title="François Ier" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/remonter/francois_I.jpg" alt="François Ier" width="116" height="170" /><p class="wp-caption-text">François Ier</p></div>
<p style="text-align: justify;">En France, l&#8217;état civil débute officiellement avec l&#8217;ordonnance dite de Villers-Cotterêts.  Datant d&#8217;août 1539, cette ordonnance signée par François 1er, pose les bases de l&#8217;enregistrement des actes de naissances et de décès. Ces actes peuvent donc théoriquement être trouvés à partir de cette date. Théoriquement seulement car l&#8217;application de cette ordonnance est restée très limitée : la réticence de beaucoup de paroisses ne font débuter leurs enregistrements que bien plus tard. A l&#8217;inverse, quelques initiatives locales permettent de trouver des registres de naissances et/ou de décès bien avant 1539. Les plus vieux registres de France sont ceux de Givry (Saône-et-Loire) : les premiers actes datent de 1334.</p>
<h2>Les tabellions et leurs minutes</h2>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 141px"><img class="  " title="Enseigne de notaire" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/remonter/notaire.jpg" alt="Enseigne de notaire" width="131" height="162" /><p class="wp-caption-text">Enseigne de notaire</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les tabellions sont les notaires de l&#8217;époque. C&#8217;est par eux que nos ancêtres pouvaient passer pour officialiser une vente, régler une succession ou encore signer un contrat de mariage.</p>
<p style="text-align: justify;">Les tabellions, comme les notaires d&#8217;aujourd&#8217;hui, enregistrent ces actes dans des registres bien à eux : les minutes. Bien que ce ne soient pas des actes d&#8217;état civil, ceux-ci peuvent parfois préciser la parenté des personnes en présence. Indirectement, ils peuvent donc alimenter une généalogie que les registres paroissiaux ne peuvent plus prouver.</p>
<p style="text-align: justify;">Par abus de langage il est aussi courant d&#8217;appeler tabellions l&#8217;ensemble de ces enregistrements pour une période donnée.</p>
<h3>1433-1437 : les minutes sont conservées</h3>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est en ces deux années que les deux ordonnances de Charles VII posent les bases de conservation des minutes des tabellions de l&#8217;époque. Le plus important reste celui de 1437 qui impose aux notaires du Châtelet de Paris de conserver leurs minutes et de les transmettre à leurs successeurs. C&#8217;est une première décision concernant la sauvegarde des registres notariés, car ils n&#8217;étaient pas tous conservés. Comme pour les registres paroissiaux, ce n&#8217;est pas une règle établie et il est possible de retrouver trace des actes des tabellions avant cette date.</p>
<h2>Et avant le 15ème siècle ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Avant cela, les documents officiels se font déjà plus rares et l&#8217;âge n&#8217;aidant pas, la fragilité de ceux-ci font que leur consultation est très difficile. Il est donc quasiment impossible de pouvoir remontrer plus haut. Par contre, si vous avez la chance d&#8217;avoir un ancêtre issu d&#8217;une lignée noble, un espoir est encore permis.</p>
<h3>Des généalogies toutes tracées</h3>
<p style="text-align: justify;">
<div class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img title="Père Anselme" src="http://www.coutumes-et-traditions.fr/medias/genealogie/remonter/pere-anselme.jpg" alt="Ouvrage généalogique" width="150" height="241" /><p class="wp-caption-text">Ouvrage généalogique</p></div>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup de familles nobles ont cette chance d&#8217;avoir eu leur généalogie étudiée par des chercheurs, érudits, écrivains ou ecclésiastiques, d&#8217;autant plus si ces familles étaient proches (ou se disaient proches) d&#8217;une lignée royale. Il est donc probable qu&#8217;un ouvrage du fonds ancien d&#8217;une bibliothèque puisse vous donner des renseignements sur une famille précise, voire une généalogie ascendante assez fournie qui pourrait fort bien vous emmener vers Charlemagne ou Saint Louis.</p>
<p style="text-align: justify;">A titre d&#8217;exemple, il existe un ouvrage, vulgairement appelé &laquo;&nbsp;Le Père Anselme&nbsp;&raquo; écrit au 18ème siècle, qui décrit &laquo;&nbsp;l&#8217;Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la couronne, et de la maison du roi et des anciens barons du royaume&nbsp;&raquo; en 9 volumes (cet ouvrage peut être trouvé sur le site Gallica de la BNF). Un bon nombre d&#8217;ouvrages sont du même acabit et peuvent vous permettre de progresser ou de vous donner une piste à suivre.</p>
<p style="text-align: justify;">Attention tout de même à ce genre de généalogie : être noble était une situation très enviée et il n&#8217;est pas rare de voir le cas de certaines familles aisées prêtes à tout pour rentrer dans ce cercle très fermé, quitte à s&#8217;inventer une généalogie issue d&#8217;une lignée royale. Ne vous contentez pas d&#8217;une seule source et tentez de vérifier par d&#8217;autres moyens, d&#8217;autres écrits, d&#8217;autres documents, une généalogie telle que celle-ci. Bien sûr, il ne sera pas toujours possible de le faire, mais vous aurez essayé.</p>
<h2>En conclusion</h2>
<p style="text-align: justify;">Les deux mots qui pourraient servir de réponse à la question &laquo;&nbsp;jusqu&#8217;où remonter en généalogie ?&nbsp;&raquo; sont chers à Fernand Raynaud et son refroidissement du canon du fusil : &laquo;&nbsp;&#8230;ça dépend !&nbsp;&raquo; : cela dépend de vos ancêtres, du lieu géographique de vos recherches, de l&#8217;existence de documents&#8230; Aucune règle ne vous indiquera avec précision une date butoir.</p>
<p style="text-align: justify;">La plus belle des généalogies restera sans aucun doute celle qui pourra être prouvée de haut en bas.</p>
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Ordonnances des rois de France de la troisième race, recueillies par ordre chronologique&#8230; Paris : imp. royale, 1723-1782. 14 vol. ; in-folio</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Recueil des Edits et déclarations du Roi, lettres patentes, arrets du conseil de sa Majesté, vérifiés, publiés et régistrés au Parlement à Besançon, et des réglements de cette cour. Depuis la réunion de la Franche-Comté à la Couronne. A Besançon : chez Cl. Jos. Daclin, 1771-1778. 5 vol. ; in-folio</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">BERNARD, Gildas. Guide des recherches sur l&#8217;histoire des familles. Paris : Archives Nationales, 1988. 335 p. ; 24 cm. ISBN 2-86000-059-3.</li>
</ul>
<ul>
<li>BRISSON, Barnabé. Le code du roy Henry III Roy de France et de Pologne&#8230; Paris : Claude Morel, 1609 ; in-2°</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">GIRARD, Etienne. Les édicts et ordonnances des très chrestiens roys, François Ier, Henri II, Charles IX, Henri III, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. Paris : L. Billaine, 1666. ; in-2°</li>
</ul>
<ul>
<li style="text-align: justify;">HERVET, Gentian. Le sainct, sacré, universel et général concile de Trente, traduit de latin en françois. Anvers : Guill. Silvius, 1564 ; in-8°</li>
</ul>
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